La véritable nature du Parti de gauche : l’ancien ministre de Jospin se dit prêt à devenir le premier ministre de Hollande

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Il n’est pas de procédé plus commun, pour tromper les masses populaires françaises, les ouvriers français… que de transposer dans notre temps le jargon de l’époque de la grande Révolution française de 1792. (Vladimir Lénine, La Guerre et la révolution, avril 1917)

Né d’une scission du Parti socialiste en 2009, le Parti de Gauche a tenu son congrès à Paris les 23 et 24 mars dernier. Un mois avant, le 36e Congrès du Parti « communiste » français, son allié et rival dans le Front de gauche adopta un Humanifeste (sic) dont le titre éminemment poétique (Il est grand temps de rallumer les étoiles) témoignait d’une vertigineuse ambition, aussitôt démentie par tout ce qui suivait, long et soporifique, tout aussi éloigné d’Apollinaire (à qui le titre était emprunté) que de Marx.

Mais, en politique comme en poésie, les contrefaçons ne sont pas interdites. Ainsi, il est permis au PCF de mélanger depuis 1934 le drapeau tricolore au drapeau rouge et au Parti de gauche d’en faire autant depuis sa naissance.

La seule référence de la Plateforme du PdG est le socialiste français Jaurès, qui prônait l’alliance avec la bourgeoisie républicaine. Luxemburg et Lénine en sont absents, non seulement parce qu’ils étaient polonais et russe, mais parce qu’opposés aux blocs avec la bourgeoisie. Or, ceux-ci sont la stratégie commune de tous les partis ouvriers bourgeois (du PS, du PCF et du PdG), ce que confirment les liens du PdG avec des gouvernements bourgeois d’Amérique latine, la composition du « Front de gauche », son soutien de fait à l’intervention au Mali…

La sociale-démocratie aurait changé de nature… quand Mélenchon l’a quittée

Le Parti de gauche a opté pour désigner sa copieuse et réplétive Plateforme d’orientation politique pour un titre beaucoup plus modeste et assurément moins aérien. Le sien est inspiré vaguement de Saint-Just : Osons ! Il l’a complété d’un Manifeste pour l’écosocialisme.

La France a porté au pouvoir un président et une majorité sociaux-libéraux. Ainsi la social-démocratie en faillite a changé d’orientation. Née pour permettre la conquête de droits sociaux et démocratiques, elle organise désormais le démantèlement de l’État social et du droit du travail, la baisse des salaires et des prestations de Sécurité sociale. (Plateforme, p. 1)

Qu’est devenu le PS ? Comme ses homologues européens, il est passé de la social-démocratie au social-libéralisme. (p. 9)

Donc, en 2012 « la sociale-démocratie » serait devenue sociale-libérale et le PS aurait changé d’orientation.

En réalité, « social-démocrate » est le nom, impropre selon Marx et Engels, que prend le mouvement communiste en Allemagne qui rassemble partisans de Marx et ceux de Lassalle en 1875. Sur le modèle du SPD, un certain nombre de partis ouvriers prennent l’étiquette « social-démocrate », comme le POSDR en Russie, la SDKP en Pologne, le SDAP aux Pays-Bas, le SPO en Autriche, le SSDP en Serbie, le BRSDP en Bulgarie, etc.

L’Internationale ouvrière (rétrospectivement appelée 2e Internationale) est le cadre qui unifie alors les partis ouvriers du monde entier contre tous les partis de la bourgeoisie de leur pays. Son drapeau est rouge et elle se réclame officiellement du marxisme, même si certains de ses membres y sont plus ou moins hostiles (Parti travailliste en Grande-Bretagne, Parti socialiste-SFIO en France, PSR en Russie, PSP en Pologne…).

Quand l’Internationale ouvrière, le PS-SFIO et l’appareil de la CGT ont-ils changé d’orientation ? Il y a cent ans ! Lors de l’éclatement de la première guerre mondiale, la plupart des partis socialistes révèlent qu’ils ne sont que des sociaux-patriotes, des agents de la bourgeoisie au sein de la classe ouvrière.

En votant les crédits de guerre et en proclamant l’Union sacrée, les dirigeants officiels des partis sociaux-démocrates d’Allemagne, de France et d’Angleterre ont renforcé l’impérialisme sur ses arrières, ont engagé les masses populaires à supporter patiemment la misère et l’horreur de la guerre, et ainsi ont contribué au déchaînement effréné de la fureur impérialiste, au prolongement du massacre et à l’accroissement du nombre de ses victimes ; ils partagent donc la responsabilité de la guerre et de ses conséquences. (Rosa Luxemburg, La Crise de la sociale-démocratie, 1915)

L’héritage commun du PS de Hollande, du PdG de Mélenchon et du PCF de Laurent : plus d’un siècle de trahisons de la classe ouvrière

Les dirigeants du PS et de la CGT anarchiste entrent en 1914 dans le gouvernement d’Union sacrée. Les prétendus « réformistes », ensuite, défendent l’État bourgeois et la propriété privée face aux révolutions russe, allemande, hongroise, bulgare… En Allemagne, le SPD écrase en 1919 l’insurrection ouvrière et assassine les fondateurs du Parti communiste allemand Luxemburg, Liebknecht et Jogiches.

En 1932, le SPD soutient la candidature à la présidence du maréchal Hindenburg qui avait été appuyé par le NSDAP fasciste en 1925 ; Hindenburg nomme Hitler chancelier en 1933. Dans l’entre deux-guerres, en France et en Grande-Bretagne, les partis ouvriers bourgeois fournissent des ministres aux gouvernements de leur empire colonial.

En 1934, les partis communistes, à cause de la contre-révolution bureaucratique en URSS, sombrent à leur tour dans le social-patriotisme et la soumission à leur bourgeoisie. Reprocher au PCF d’aider le PS ou le PdG, n’a c’est faire croire que le PCF vaut mieux que le PS ou le PdG, alors qu’ils sont tous contre-révolutionnaires.

La direction du PC amène la force militante et le crédit qui lui reste de son passé de parti ouvrier à Mélenchon. (Natalie Arthaud, Discours à la fête de LO, 19 mai 2013)

Avec l’appui du PCF, Blum étouffe la grève générale en 1936, ce qui prépare l’annulation de toutes les conquêtes ouvrières en 1938 et la transmission légale du pouvoir au maréchal Pétain par la 3e République bourgeoise en 1940. Le PCE, avec le PSOE et la CNT, participent au Frente popular qui empêche la révolution prolétarienne en Espagne en 1936. Le PCE écrase la révolution à Barcelone en 1937, ce qui permet la victoire de Franco. Il liquide physiquement les révolutionnaires.

Comme le PS-SFIO, le PCF coopère avec le général De Gaulle dans le cadre du Conseil national de la résistance et il fonde la 4e version de la République bourgeoise pour reconstruire l’empire colonial et l’État bourgeois, désarmer les travailleurs et sauver le capitalisme français. En 1956, avec le soutien du PCF, le PS-SFIO prend en charge la guerre coloniale et donne « pouvoirs spéciaux » à l’armée de la 4e République (en termes codés, la torture). En 1958, le PS-SFIO remet le pouvoir au général De Gaulle. En 1968, le PCF dénonce la révolte de la jeunesse et parvient à éteindre la grève générale et à sauver le capitalisme français, la 5e République et De Gaulle lui-même. En 1973, le PSC et le PCC empêchent la révolution sociale au Chili et cooptent le général Pinochet au gouvernement d’Unidad popular, d’où il préparera un coup sanglant. En 1975, le PSP et le PCP sauvent l’État bourgeois au Portugal. En 1975, le PCE et le PSOE contiennent la révolution et aident à mettre en place la monarchie selon les voeux de Franco.

En 1981, Mitterrand, qui avait troqué depuis longtemps la francisque pour une écharpe rouge, choisit de conserver telle quelle la 5e République bourgeoise de De Gaulle. En 1983, le gouvernement PS-PCF-PRG-PSU bloque les salaires ; la même année, il mène une intervention impérialiste contre la Libye. En 1988, le président PS Mitterrand fait assassiner les militants nationalistes en Nouvelle-Calédonie ; en 1991, il lance l’armée française dans l’intervention impérialiste avec les États-Unis et la Grande-Bretagne contre l’Irak ; en 1992, dans l’intervention impérialiste contre la Serbie. En 2000, le gouvernement PS-PCF-PRG-Verts baisse les impôts sur les riches et se met à privatiser à tour de bras. C’est le moment où Mélenchon entre au gouvernement où il fait connaissance avec Buffet, ministre de Jospin et secrétaire nationale du PCF.

La prise de la Bastille en 1789, la Convention de 1792, c’était le peuple en armes, pas des bulletins de vote !

Comme Mitterrand et Marchais autrefois, le Front de gauche veut canaliser la classe ouvrière et la jeunesse dans l’électoralisme. Il appelle cela « révolution citoyenne ». Le premier terme du concept (révolution) est destiné à tromper les travailleurs et les jeunes ; le second (citoyenne) enlève toute portée au premier et est adressé à la classe dominante

L’incarnation de cette supercherie est le front nationaliste Alianza País de Rafael Correa qui préside l’Équateur depuis 2006. S’il s’oppose aux États-Unis, il se garde bien d’exproprier le capital et d’armer le peuple, comme le fit au moins le M26J de Castro en 1960. Par contre, le gouvernement Correa a licencié des milliers de fonctionnaires dans l’enseignement et la santé, tout en augmentant les salaires des policiers. La vraie devise de la révolution citoyenne, c’est : « le flic d’abord ! »

Derrière les effets de manche, les coups de gueule et de menton (de préférence devant des tribunes acquises à l’avance ou des journalistes parfois terrorisés, parfois amusés par les airs de père fouettard du tribun), il s’avère pour tout esprit un peu critique que cette « révolution citoyenne » a la couleur, l’odeur, le goût de la révolution mais n’est pas la révolution qui ne peut être, à notre époque, que socialiste.

En ce qui me concerne, ce n’est pas à moi que revient le mérite d’avoir découvert ni l’existence des classes dans la société moderne, ni leur lutte entre elles. Bien longtemps avant moi, des historiens bourgeois avaient décrit l’évolution historique de cette lutte des classes, et des économistes bourgeois en avaient analysé l’anatomie économique. Ce que j’ai apporté de nouveau, c’est la preuve : 1°) que l’existence des classes n’est liée qu’à des phases déterminées du développement historique de la production ; 2°) que la lutte des classes aboutit nécessairement à la dictature du prolétariat ; 3°) que cette dictature elle-même ne constitue que la transition vers l’abolition de toutes les classes et vers une société sans classes. (Karl Marx, Lettre à Weydemeyer, 5 mars 1852)

La prétendue révolution se limite à faire suivre les « journées d’action » des bureaucraties syndicales de la CGT et de la FSU, à manifester à la Bastille en arborant des cocardes et des drapeaux tricolores (voire des balais, mais pas des piques et des fusils)… et, surtout, à voter.

Nous appelons citoyenne cette révolution actée par les urnes qui se nourrit de la confrontation électorale, des mobilisations de la société et du débat démocratique. Faite par les citoyens, elle fait des citoyens (Plateforme, p. 9)

Les comités du PG s’organisent autant que possible sur la base des circonscriptions législatives. Cela correspond à notre objectif de prise du pouvoir par les urnes. (p. 23)

Il ne s’agit pas de détruire l’État bourgeois.

Les citoyens engagés dans ce projet s’impliquent dans des actions de désobéissance civique non violente. (Manifeste, thèse 12)

Il faut au contraire le renforcer.

Nous devrons impérativement stopper la baisse des effectifs de la police et recruter. (FdG, L’Humain d’abord, p. 74)

Le PdG feint de rejouer la révolution de la bourgeoisie française contre la monarchie, alors que, depuis 1848, la révolution oppose le prolétariat à la bourgeoisie.

Il la travestit en pacifisme, alors que chaque pas en avant de la révolution française du 18e siècle a résulté de la mobilisation des masses plébéiennes armées. Sa prétendue révolution citoyenne s’oppose à la révolution socialiste mondiale, au démantèlement de l’État bourgeois français, à la prise du pouvoir par les travailleurs, à l’expropriation des capitalistes.

L’internationale frelatée du PdG : un ramassis de débris du stalinisme en Europe
et de nationalistes bourgeois d’Amérique latine

Le PdG approuve tacitement la ligne de son propre impérialisme face au début de la révolution prolétarienne en Tunisie et en Égypte : dresser le barrage de l’assemblée constituante pour préserver l’État bourgeois et la propriété privée.

Nous défendons la tenue d’élections pour qu’émergent des espaces politiques où le débat démocratique prime sur la force… (Plateforme, p. 7)

Mais, si la révolution ne s’approfondit pas, ne devient pas permanente, les élections portent au pouvoir les partis islamistes qui n’hésitent pas, eux, à utiliser la force pour briser la classe ouvrière et la jeunesse.

Comme sa propre bourgeoisie, le PdG mise sur les gouvernements nationalistes bourgeois d’Amérique latine pour concurrencer la bourgeoisie américaine.

L’autre gauche s’affirme de plus en plus comme une réalité internationale. En Amérique Latine, le candidat commun du Front de Gauche Jean-Luc Mélenchon a été invité, suite à la campagne, par les présidents de l’Argentine, de l’Uruguay, de l’Équateur et du Venezuela. C’est là que l’autre gauche est arrivée pour la première fois au pouvoir. Elle conserve depuis lors la confiance des peuples du continent Sud-Américain (Plateforme, p. 8)

Tous ces pays restent capitalistes. « L’autre gauche » de l’Argentine n’est autre que le vieux parti péroniste PJ, celui-là même que les masses avaient chassé en décembre 2001 et qui a le sang de plus d’un militant ouvrier sur les mains. Ce n’est plus « qu’ils s’en aillent tous ! » ; c’est : « qu’ils reviennent tous ! ».

Au sein de l’Union européenne, l’autre gauche n’est pas encore parvenue au pouvoir… Mais face aux politiques d’austérité, les partis de l’autre gauche ont parfois connu des progressions spectaculaires. La coalition Syriza en Grèce a été projetée de 4,6 à 27 % des voix… (Plateforme, p. 8)

Depuis, le dirigeant de « l’autre gauche » grecque, en fait une fraction du vieux parti stalinien reconvertie en parti social-démocrate après la disparition de l’URSS, a fait le tour des institutions internationales pour rassurer les États impérialistes et les groupes de la finance.

Le test de l’intervention impérialiste française au Mali

Mélenchon ne manque jamais une occasion de rappeler qu’il n’est pas dans l’opposition.

En tout cas, le PdG n’a jamais condamné l’intervention militaire de sa bourgeoisie au Mali. Au contraire, le porte-parole du Front de gauche à l’Assemblée nationale a exprimé son soutien à l’armée impérialiste. Sa seule réserve, que l’intervention ne fût pas dans le cadre strict de l’ONU (comme la guerre en Corée contre la révolution chinoise, par exemple ?).

J’ai une pensée forte pour nos soldats, engagés sur un terrain périlleux. Que devait faire la France face à l’offensive des troupes djihadistes lancée jeudi dernier ? La position des députés du Front de gauche, communistes et républicains, est claire : La non-intervention aurait été la pire des lâchetés abandonner le peuple malien à la barbarie des fanatiques aurait été une erreur politique et une faute morale  (François Asensi, 16 janvier 2013)

Le 22 avril, à l’Assemblée, les députés du PCF et du PdG n’ont pas voté contre le prolongement de l’intervention impérialiste. Ils se sont abstenus.

Mélenchon, toujours prêt à servir la France

Interrogé lundi matin par Europe 1, Jean-Luc Mélenchon, leader du Front de gauche, n’a pas caché ses ambitions : devenir Premier ministre, il « travaille à cela », a-t-il reconnu. « Bien sûr, c’est le but. François Hollande avait une chance de faire quelque chose de bien, il l’a ratée. Il peut se rattraper… Il peut me nommer Premier ministre. » (Europe 1, 22avril 2013)

Comme pour Hollande face à Sarkozy, pour le PdG, ce n’est pas le capitalisme qui est responsable du chômage de masse qui sévit dans les pays avancés depuis la crise mondiale de 1974, qui s’est aggravé dans toute l’Europe depuis la crise mondiale de 2009, c’est seulement une mauvaise politique.

Une politique austéritaire durcie et généralisée précipite le continent dans la récession. (Plateforme, p. 1) ; Cette politique conduit à la récession. (p. 3)

Qu’il s’agisse seulement d’une mauvaise politique (« néolibérale ») conforte la « révolution citoyenne ». Il n’est donc pas nécessaire de mener une révolution sociale pour éradiquer le capitalisme et en finir avec les crises et le chômage. Il suffirait de remplacer la mauvaise politique par une bonne.

Le cul-de-sac du capitalisme dans un seul pays

Le problème est que le PdG prétend conjuguer harmonieusement le keynésianisme, c’est-à-dire la relance artificielle de la production capitaliste par le déficit, avec la dénonciation du « productivisme », voire la « décroissance » chère à la fraction écologiste la plus réactionnaire de la petite bourgeoise.

Cette démarche s’adresse à l’ensemble des mouvements de l’écologie politique et de la décroissance. (Plateforme, p. 17)

Comment prôner la décroissance et condamner la récession… qui n’est qu’un autre nom de la décroissance ? En tout cas, le protectionnisme aboutirait sûrement à la décroissance. Or, au nom de la France et de la « souveraineté », le PdG prône la « relocalisation » et la restriction des importations.

Le libre-échange compromet gravement notre souveraineté… Nous produisons ici ce dont nous avons tous l’utilité… (p. 15)

Si les forces productives pouvaient s’accommoder des étroites frontières françaises, il n’y aurait ni l’internationalisation des groupes capitalistes français, ni l’Union européenne capitaliste. Si chaque pays fermait ses frontières, ce serait une fuite en avant vers l’approfondissement de la crise capitaliste et vers l’aggravation des tensions inter-impérialistes.

Le patriotisme constitue l’élément essentiel de l’idéologie au moyen de laquelle la bourgeoisie empoisonne la conscience de classe des opprimés et paralyse leur volonté révolutionnaire, parce que le patriotisme signifie la soumission du prolétariat à la nation sur laquelle la bourgeoisie est assise. (Lev Trotsky, Leçons d’Octobre, 4 novembre 1935)

Tous les partis ouvriers bourgeois, par leur trahison de la classe ouvrière quand ils sont au pouvoir, mais aussi par leur complicité avec les bureaucraties syndicales qui sabotent les luttes et négocient les attaques contre les salariés, par leur nationalisme (« produire français », « acheter français »…), font le lit du fascisme.

La seule façon d’éviter cette issue désastreuse, c’est de construire à temps un véritable parti communiste, internationaliste, d’oeuvrer à la constitution d’organes d’auto-organisation et d’auto-défense des masses en vue d’un affrontement avec le pouvoir pour imposer le gouvernement des travailleurs, la destruction des fondements mêmes du système capitaliste et l’instauration des États-Unis socialistes d’Europe comme premier pas pour assurer un avenir socialiste et communiste de l’humanité tout entière.

Seule la révolution prolétarienne, socialiste, peut sortir l’humanité de l’impasse créée par l’impérialisme. (Vladimir Lénine, Modification du programme du parti, avril 1917)

22 mai 2013, B. Rienzi