Pourquoi le GMI ? Pourquoi Révolution communiste ?

Twitter Facebook

Révolution communiste remplace désormais Combattre pour en finir avec le capitalisme (2006-2013) et Révolution socialiste (2002-2013). Après un an de discussion et d’activité en commun, lors de leur conférence nationale des 27 et 28 avril, les militants du Comité communiste internationaliste (trotskyste) et du Groupe bolchevik ont décidé de se fondre en une seule organisation, le Groupe marxiste internationaliste, affilié internationalement au Collectif révolution permanente. La base de la fusion est une plateforme politique, Pour le communisme, pour en finir avec le capitalisme, discutée démocratiquement durant plusieurs mois, amendée et adoptée par la 1e conférence du GMI (disponible en brochure et sur son futur site).

Notre drapeau est le seul drapeau rouge, celui des révolutionnaires de 1848, des communards de 1871, de la révolution russe de 1917, de la grève générale de 1968.

Le Groupe marxiste internationaliste oeuvrera à regrouper l’avant-garde à partir des militants, des courants et des organisations qui ressentent la nécessité de l’internationale ouvrière révolutionnaire et d’un parti ouvrier révolutionnaire dans chaque pays. Depuis la destruction politique et organisationnelle par le stalinisme de l’Internationale communiste, il n’y a plus d’internationale ouvrière révolutionnaire à influence de masse. La liquidation irréversible de la 4e Internationale, sous la pression du même stalinisme, a aggravé la crise de direction de la classe ouvrière. Partout, il manque aux travailleurs un parti qui leur permette de s’unir et d’arracher le pouvoir des mains de la classe capitaliste.

Tant qu’un tel parti n’est pas construit, le prolétariat restera en butte aux trahisons des agents « réformistes » de la bourgeoisie (PS, PCF, PdG… ; appareils de la CGT, de FO, de l’UNSA, de Solidaires… en France) et de leurs adjoints centristes (LO, NPA, POI…). Tous les partis « communistes », « sociaux-démocrates », « socialistes » et « travaillistes » actuels divisent les travailleurs et les soumettent à la classe dominante au nom de la « citoyenneté » et de la « nation », canalisent les aspirations populaires dans des élections mystificatrices, gouvernent au compte des capitalistes dans le cadre de l’État bourgeois, mènent ou approuvent les guerres impérialistes de leur bourgeoisie, persécutent les travailleurs migrants…

Les bureaucraties corrompues qui contrôlent les syndicats négligent les plus exploités, sabotent les luttes ouvrières et jeunes par des « journées d’action » stériles et des grèves isolées, négocient les plans patronaux et gouvernementaux contre les acquis et les revendications, cogèrent les firmes et les établissements publics…

Or, le capitalisme est dans un déclin irréversible qu’aucune politique économique, qu’aucune élection, qu’aucun aménagement de l’État bourgeois (type « 6e République »), qu’aucun sauveur suprême ne peut enrayer. Le maintien de la domination de la société par la petite minorité de capitalistes assoiffés du travail des ouvriers et des employés entraîne l’humanité vers la catastrophe et la barbarie par le gaspillage, le militarisme, la destruction de l’environnement, la crise économique, le nationalisme, le cléricalisme, le racisme, le fascisme et la guerre.

Jamais l’écart n’a été aussi grand entre les possibilités culturelles, scientifiques et techniques de l’humanité et le sort du plus grand nombre fait d’aliénation, d’exploitation, de discrimination et de précarité. Jamais l’écart n’a été aussi grand entre d’une part les luttes incessantes des travailleurs et des opprimés, leur aspiration à en finir avec l’exploitation et d’autre part la couardise et la corruption des bureaucraties des organisations de masse des travailleurs, tant partis que syndicats, qui prêchent aux masses le patriotisme, la collaboration de classe, le respect de l’État bourgeois et le pacifisme.

Pour que l’humanité survive et que les êtres humains s’épanouissent, le prolétariat doit renverser le capitalisme, exproprier les groupes capitalistes, détruire de fond en comble son État, disperser par la force ses bandes armées, étendre la révolution socialiste au monde entier.

Pour accomplir cette grandiose tâche historique, pour abolir la propriété privée des moyens de production, les confier à la société sous la forme d’un plan conscient, les travailleurs doivent ériger leurs conseils et disposer d’un parti communiste internationaliste basé sur la théorie et la stratégie communistes de Marx, Engels, Luxemburg, Lénine et Trotsky.

Un tel parti ne peut prendre la tête de l’insurrection que s’il obtient au préalable la confiance de la classe ouvrière par l’intervention dans la lutte des classes, l’activité syndicale contre les bureaucraties corrompues, la formulation de revendications transitoires et de tactiques de front unique ouvrier, le soutien sans réserve à toutes les formes d’auto-organisation (assemblée générale qui décide de l’action, comités de grève élus et révocables, coordinations nationales…) et d’auto-défense des masses (contre la police, les hommes de main des patrons et les fascistes).

Travailleuse, travailleur, jeune, pour la construction de l’internationale ouvrière révolutionnaire et du parti ouvrier révolutionnaire dans ce pays, pour l’expropriation des exploiteurs, pour le règne des producteurs associés, rejoins le Groupe marxiste internationaliste et le Collectif révolution permanente !

Vivent les conseils de travailleurs ! Vive la dictature du prolétariat ! Vivent les États-Unis socialistes d’Europe ! Vive la révolution socialiste mondiale ! Vive le communisme !

21 mai 2013