La Marche des solidarités a réuni des milliers de manifestants dans toute la France le 30 mai

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Constituée en 2018 par des associations et collectifs combattant l’injustice face aux les violences policières et les lois anti-immigrés, la Marche des solidarités a appelé à des manifestations le samedi 30 mai partout en France avec 210 organisations signataires (syndicats, partis, collectifs, associations… ( : Solidaires, NPA, collectifs sans papiers (CSP93, CSP75…), ASTI, FASTI, GISTI, RESF, Roya citoyenne, Auberge des migrants… L’appel revendiquait la régularisation des sans-papiers, la fermeture des centres de rétention administrative et l’accès à des logements décents, des revendications ouvrières légitimes. Leur nécessité satisfaction est d’autant plus urgente que le Covid-19 prolifère encore dans les lieux de concentration de population et dans les logements surpeuplés.

Le Groupe marxiste internationaliste a participé à la manif à Paris, à Limoges et à Strasbourg.
À Strasbourg, environ 200 personnes se sont rassemblées dont des jeunes Africains. Les flics ont à un moment encerclé les manifestants ; ceux qui voulaient sortir devaient montrer leur papiers et les flics notaient leur identité.

Malgré le refus de la Préfecture de police de Paris de valider d’autoriser la manifestation (au titre des mesures sanitaires !), les organisateurs l’ont maintenue à juste titre. Le Groupe marxiste internationaliste, qui a signé l’appel, a diffusé sa presse et a participé à la manif dans plusieurs villes. À Paris, des consignes de rendez-vous par petits groupes évoluant avec le temps étaient données sur le blog hébergé par Médiapart pour aboutir, peu avant 14 h 30, à deux lieux principaux : places de l’Opéra et de la Madeleine avec l’objectif de se rendre place de la République. À 14 h 45, près de la place de l’Opéra, la police a tenté une attaque en règle a attaqué avec de multiples jets de bombes lacrymogènes pour disperser les premiers manifestants. Quelques arrestations ont eu lieu, mais la détermination des manifestants dont le nombre grossissait sur la place de l’Opéra a eu raison des gaz lacrymogènes policiers. l’a emporté. Et des petits groupes se sont agrégés très vite en un cortège imposant de plusieurs milliers de personnes qui s’est dirigé vers République sur un trajet parallèle.

En tout, plusieurs milliers de travailleurs et étudiants déterminés résolus ont défilé malgré une organisation improvisée : la faiblesse des moyens, seulement un ou deux mégaphones, sans vraiment entendre les slogans de l’appel ; seul slogan repris par les manifestants : « Sans-papiers, solidarité ». pas de banderoles, quelques pancartes et l’affiche de la manif qui demande la régularisation des sans-papiers. Quelques autocollants NPA, un drapeau de l’UCL, quelques autres de Solidaires ou du Collectif sans papiers du 93… mais pas de tracts ni de vendeurs de journaux de partis ou syndicats.

Cela reflétait la faiblesse de l’engagement de Solidaires et du NPA et surtout le refus des principales organisations ouvrières (CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU, PS, LFI, PCF, LO, POID…). La conséquence la plus grave fut l’absence de service d’ordre : à part quelques militants de Solidaires stoppant arrêtant les voitures pour faire traverser la manifestation, aucune autodéfense face à la police, des hésitations sur le trajet à suivre, non loin de République, avec des signes contradictoires (par ici, non, par là…) qui a duré presque 10 minutes… Un petit cortège de quelques centaines de personnes est arrivé 20 minutes plus tard à la place République… D’après le blog de Marche des solidarités, un cortège venant de Porte de Montreuil a été stoppé, bloqué par la police, ce qui aurait fait environ 10 000 manifestants en tout à Paris ce samedi 30 mai.

Seule l’Union solidaires a signé en tant que confédération syndicale accompagnée de nombreux collectifs sans papiers (CSP93, CSP75…) et d’associations (ASTI, FASTI, GISTI, RESF, Roya citoyenne, L’auberge des migrants…). Les principales organisations du mouvement ouvrier brillaient par leur absence comme la CGT, FO, UNSA, FSU, CFDT, PS, LFI, PCF, POI, POID, LO qui toutes n’ont pas signé l’appel de la Marche des solidarités. Leur absence affaiblit la lutte pour régulariser les travailleurs sans papiers et, en conséquence, favorise le maintien des lois anti-immigrés. Seule l’unité des travailleurs français et étrangers peut permettre, des campagnes nationales dans les entreprises et les lieux d’études, par des manifestations de masse, des grèves communes, de faire abroger l’arsenal contre les migrants et ceux qui travaillent et étudient sans papiers. Il faut imposer le front unique des organisations ouvrières pour l’abrogation de la « politique de l’immigration », pour l’accueil des réfugiés, la régularisation des sans-papiers, la fermeture des CRA, des logements décents, l’égalité des droits de tous les travailleurs qui vivent ici, le droit pour les étudiants et les travailleurs de circuler et de s’installer dans le pays de leur choix. peut arracher les revendications de la Marche des solidarités.