Reims : solidarité avec les exilés !

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La politique migratoire du gouvernement Macron ne cesse de renforcer la répression, à la fois contre les migrants qu’il juge irréguliers et contre les personnes venant à leur secours, souvent dans des situations de détresse –Cédric Herrou a ainsi été condamné en appel à de la prison avec sursis. L’État français, ainsi que les autres impérialismes avec lesquels il n’hésite pas à s’allier pour opprimer les travailleurs, est de la sorte complice de la mort de milliers de personnes noyées en mer, des tortures dans le pays d’où elles sont envoyées, de la détresse de leur quotidien.
Il n’en reste pas moins que la solidarité s’exprime. Dans nombre de villes se constituent des collectifs d’aide aux migrants, ou plutôt aux exilés tant le terme est plus juste et moins stigmatisant. Ces collectifs, duquel sont souvent absentes les organisations du mouvement ouvrier, visent, parfois à travers des liens de fraternité, à accompagner ces personnes dans leurs parcours d’obstacles vers l’obtention d’un statut légal. C’est ainsi que le combat du Collectif Reims exil solidarité (voir RC n°25) a récemment été confronté à la mairie de Reims (LR) menaçant par voie de justice l’expulsion d’un camp de fortune d’une quarantaine de personnes. La justice leur a par ailleurs refusé un logement sous le prétexte pervers qu’elles n’étaient pas en danger en raison du soutien du collectif. Les décisions sont largement soumises à l’arbitraire au sens où une situation similaire (avec plus de 600 personnes cependant) a conduit le tribunal administratif à Nantes à obliger au relogement.

La responsabilité de tous les partis et syndicats ouvriers est de s’unir et d’engager le combat national pour le retrait du projet de loi et l’abrogation des circulaires anti-migrants, afin d’unifier les rangs des exploités, quelle que soit leur origine et leur nationalité, contre les projets du gouvernement Macron-Philippe-Collomb au service des capitalistes. C’est ainsi que le collectif de soutien, à l’occasion de ce risque d’expulsion, a conduit un certain nombre d’organisations politiques (PCF, LFI, Ensemble, NPA), syndicales (Solidaires, CGT, FSU) et associatives (ATTAC, LDH…) à signer un communiqué condamnant le « mépris » de cette pratique, « dénonçant l’État, principal responsable de la situation aussi inhumaine qu’illégale » et « exigeant un traitement digne et des propositions durables ».

Face au risque d’expulsion les migrants se sont déplacés sur un autre terrain municipal, il n’a pas fallu longtemps à la mairie pour recouvrir le parc où étaient précédemment les tentes d’un paillage à l’odeur insupportable, et surtout empêchant toute nouvelle installation (photo).

Ouverture des frontières à tous les étudiants et à tous les travailleurs ! Fermeture immédiate de tous les centres de détention ! Des papiers pour tous ! Régularisation de tous les sans-papiers ! Abrogation immédiate de la loi Macron-Collomb sur l’immigration ! Égalité des droits sociaux, syndicaux, civils et politiques pour tous les travailleurs, migrants ou non-migrants ! Ouverture des frontières ! Liberté pour les travailleuses et les travailleurs de circuler et de s’installer en France ! Égalité des droits sans restriction, y compris le droit de vote ! Prolétaires de tous les pays unissez-vous ! La classe ouvrière n’a d’autre patrie que celle des travailleurs du monde entier !