Italie 1943 – 1945
La révolution prolétarienne abat le régime fasciste

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1943, l’URSS inflige une défaite décisive à Hitler

Avec la Deuxième guerre mondiale, des millions de femmes et d’hommes ont subi les conséquences de l’échec de la révolution socialiste en Italie, en Allemagne, en Hongrie en 1918-19 faute de parti ouvrier révolutinnaire, de la mise en place de fronts populaires avec la bourgeoisie par la bureaucratie de l’URSS et les partis stalinisés de l’Internationale communiste, de l’écrasement de la révolution prolétarienne en Espagne par le PCE et le NKVD en 1937.

En 1943, le fascisme, qui semblait devoir l’emporter inexorablement depuis 1922, fut défait par la classe ouvrière en URSS et en Italie.

Les masses d’URSS, malgré le totalitarisme de la bureaucratie et l’impréparation de l’Armée rouge (Staline ayant démantelé l’état-major et refusé de croire aux informations de l’invasion nazie), défendirent becs et ongles l’État ouvrier contre l’impérialisme allemand commandé par des contre-révolutionnaires et des racistes qui voulaient éradiquer toute trace du communisme et coloniser l’est de l’Europe. Ainsi, Stalingrad (Volgograd aujourd’hui) et Leningrad (Saint-Pétersbourg) tinrent héroïquement face à la machine de guerre nazie. Le 2 février 1943, le 3e Reich éprouva sa première défaite en Europe avec la capitulation des troupes allemandes de Friedrich Paulus à Stalingrad. Le 19 avril, c’était le soulèvement du ghetto de Varsovie, puis, le 12 mai, la reddition des troupes italiennes en Tunisie.

La conférence de Téhéran, alliés pour prévenir la révolution européenne et mondiale

Le 15 mai 1943, sans même convoquer un congrès, Staline dissout l’Internationale communiste fondée à l’origine pour mener la révolution socialiste dans le monde entier à partir de l’impulsion de la Révolution russe de 1917. Il s’agit non seulement d’un gage honteux à Churchill et Roosevelt, mais d’une manifestation de la détermination de la bureaucratie russe d’empêcher par tous les moyens que la révolution prolétarienne détruise non seulement les régimes fascistes, mais liquide le capitalisme qui en était la matrice et chasse la caste usurpatrice du pouvoir et de ses privilèges en URSS.

Le 28 novembre 1943, la conférence de Téhéran réunit les trois chefs des principaux belligérants du camp allié, Roosevelt, Churchill et Staline afin non seulement de coordonner leurs armées, mais d’organiser, dans le dos des peuples et sur leur dos, le rétablissement de l’ordre à l’issue de la victoire militaire qui ne faisait désormais plus de doute.

Le prolétariat de Turin déjoue les calculs des gouvernements alliés

Un maillon faible dans les puissances belligérantes allait révéler les potentialités de la classe ouvrière et ouvrir un espoir de solution socialiste au fascisme, à la guerre et au morcellement de l’Europe : ce maillon faible était l’Italie mussolinienne. Victime du retard industriel du capitalisme italien, l’armée avait en effet été battue ou tenue en échec sur tous les fronts et fragilisait de fait la position de l’Axe.

En janvier 1943, une première agitation ouvrière : des suspensions de travail, sporadiques, suivies de manifestations. Par ailleurs, d’innombrables petits manifestes apparaissent partout, dans les usines, sur les murs, dans les lieux publics. Ils s’expriment ainsi : « Ouvriers, employés, le gouvernement de Mussolini, responsable d’avoir entraîné notre pays dans une guerre injuste et ruineuse.. veut maintenant nous faire mourir de faim, en nous donnant des salaires dérisoires… et en portant la journée de travail à 12 heures. Cessons le travail, préparons la grève…. Exigeons davantage de pain, de matières grasses, de viande…. Exigeons le départ de Mussolini. Luttons pour la paix et pour l’indépendance du pays… contre les 12 heures et la guerre maudite. L’action, la grève, la lutte sont les seules armes que nous possédons, la voie de notre salut. Grève ! Grève ! Grève ! » (Edouard Dolléans, Histoire du mouvement ouvrier, III, Colin, 1953, p. 147)

Sur fond d’échecs militaires et de gabegie intérieure, une mesure gouvernementale déclencha la colère ouvrière. Le gouvernement avait promis en effet une indemnité correspondant à 192 heures de salaire aux pères des familles réfugiées des zones bombardées, ce que les ouvriers très mal et très irrégulièrement payés, considéraient comme une injuste mesure de faveur envers des privilégiés appartenant en général à la petite bourgeoisie fasciste employée dans l’appareil d’État.

Le 5 mars 1943, les ouvriers de l’usine Mirafiori de la Fiat de Turin, rompant avec l’effort de guerre, se croisent les bras et répandent le mot d’ordre de grève qui s’étend comme une traînée de poudre à tous les ateliers, renouant ainsi avec ce que leurs prédécesseurs avaient fait dans des circonstances analogues, en pleine guerre, en août 1917, en solidarité avec les soviets russes et à deux mois d’Octobre. Les militants de base du Partito Comunista Italiano (Parti communiste italien, PCI) s’y activent et, très vite, le mouvement spontané de révolte déborde les dirigeants staliniens du parti et devient politique :

Les « grèves de mars », qui marquèrent le déclin de la puissance fasciste, furent une manifestation nettement politique (bien qu’elles eussent pris pour prétexte les difficultés économiques du moment)… Le ressentiment et la colère des ouvriers se portent contre les représentants des syndicats fascistes, particulièrement haïs, et qui ont essayé d’intervenir. Ils sont accueillis par des coups de sifflet, par des huées, par des clameurs hostiles. L’attitude des ouvriers devient si menaçante, qu’il fallut faire appel à la police pour les dégager. Les femmes des ouvriers massées aux portes des usines, interviennent alors et injurient les policiers. (Edouard Dolléans, Histoire du mouvement ouvrier, III, Colin, 1953, p. 147)

La lutte du prolétariat italien sape le régime
fasciste en guerre

La grève s’étendit bientôt aux autres usines de Turin et du Piémont. Les provinces limitrophes de Lombardie (Milan) et de Ligurie (Gênes), qui comptaient traditionnellement de grosses concentrations ouvrières furent également touchées.
Au mois d’avril, le gouvernement fasciste fut contraint de faire des concessions salariales. Plus que les résultats matériels obtenus, ces grèves eurent un retentissement considérable sur l’évolution de la situation italienne et sur la chute du régime fasciste.

La portée politique – et surtout morale – des grèves de mars fut immense. Elle ouvrit les yeux des dignitaires fascistes sur l’impopularité du régime auquel ils s’étaient attachés. Elle contribua sans aucun doute, d’une façon indirecte, à déclencher quatre mois plus tard ce qu’on a appelé le « coup d’État royal ». (Edouard Dolléans, Histoire du mouvement ouvrier, III, Colin, 1953, p. 150)

La classe ouvrière, dans son mouvement spontané pour la satisfaction de ses revendications, traçait la voie non seulement pour la mise à bas d’un régime dictatorial et liberticide, mais aussi pour la cessation d’un conflit barbare opposant deux camps impérialistes. Elle reprenait sa lutte de classe, arrachant les leviers du pouvoir économique à une bourgeoisie dont les responsabilités avaient été écrasantes dans la situation inextricable dans laquelle l’Europe et le monde entier s’étaient trouvés plongés.

Le 10 juillet 1943, le débarquement en Sicile et l’avancée presque sans obstacle des troupes anglo-américaines précipitèrent la chute du régime fasciste. Le Duce fut destitué par ses propres acolytes qui, sentant le vent tourner, décrétèrent la dissolution du Parti national fasciste, emprisonnèrent Mussolini et créèrent un nouveau gouvernement sous la direction de l’un d’entre eux, le maréchal Pietro Badoglio.

Le 3 septembre, le maréchal signa l’armistice avec les Alliés, provoquant l’invasion par l’Allemagne de l’Italie septentrionale et centrale et la création, à Salò (sur les bords du lac de Garde), de la République sociale italienne dirigée par Mussolini qui avait été libéré de sa prison des Abruzzes par une opération de l’armée allemande.

Les Allemands, fin septembre 1943, entrent dans Naples. À la surprise générale, la population de Naples se soulève. (Edouard Dolléans, Histoire du mouvement ouvrier, III, Colin, 1953, p. 154)

Le régime fasciste raflait les opposants et les Juifs, torturait, massacrait et déportait. Les travailleurs s’armèrent dans le centre et le nord pour mener la guerre civile contre le régime fasciste et la guérilla contre la machine de guerre nazie.

Les partisans luttent contre l’occupant allemand, contre le régime fasciste mais aussi dans l’espoir d’une révolution sociale et politique. (Frédéric Attal, Histoire de l’Italie de 1943 à nos jours, Colin, 2004, p. 10)

Malgré la botte nazie, dans les entreprises, des structures clandestines étaient mises en place.

Dès la fin de l’année 1943, on vit se former dans les usines des « comités d’agitation », où les communistes avaient la prépondérance, mais qui comprenaient aussi des militants des autres partis antifascistes. Dans tous les grands centres, les ouvriers avaient rassemblé et caché des armes, dont ils allaient se servir au moment de l’insurrection victorieuse du printemps de 1945. Ces « comités d’agitation » donnèrent la mesure de leur force et de leur influence en déclenchant la grande grève de mars 1944, exactement une année après les fameuses « grèves de mars » qui avaient marqué le déclin du régime fasciste. (Edouard Dolléans, Histoire du mouvement ouvrier, III, Colin, 1953, p. 155)

La bourgeoisie italienne et britannique tente de faire refluer la classe ouvrière avec l’aide des staliniens et des sociaux-démocrates

Togliatti et les autres dirigeants du Parti communiste d’Italie, résidant à Moscou où tant de dirigeants communistes en exil avaient été liquidés par Staline, ne manifestèrent pas un enthousiasme débordant pour la révolution de 1943 car il fallait éviter de mettre en difficulté le bloc entre la direction bureaucratique stalinienne et les gouvernements impérialistes des États-Unis et de la Grande-Bretagne.

Comme le PCF et le PS-SFIO, le PCI et le Partito Socialista di Unità Proletaria (Parti socialiste d’unité prolétarienne, PSIUP) subordonnent les partisans (ouvriers, employés et paysans) à la bourgeoisie et les placent sous l’autorité du Comité de libération nationale (CLN) dont le drapeau est tricolore.

En Sicile, l’état-major allié, officiellement en lutte pour la démocratie, s’appuie sur la mafia et interdit toute activité politique. Churchill impose le pouvoir du roi Victor-Emmanuel qui a servi de pantin à Mussolini et de l’ancien dignitaire fasciste.

Le 27 juillet 1943, le gouvernement Badoglio réprime les mouvements de grève et manifestations de rues : toutes les principales villes d’Italie comptent des morts et des blessés parmi les ouvriers et les militants antifascistes qui exigent que la chute du fascisme se traduise par la liberté d’expression et la libre action syndicale et revendicative du prolétariat. Le 19 octobre, l’armée bourgeoise italienne réprime une grève générale à Palerme, causant 30 morts et 150 blessés. Le mouvement de grève s’étend à toute la Sicile mais est dénoncé par le PCI comme faisant le jeu du fascisme.

Avec la même violence, le gouvernement monarcho-fasciste des Alliés réprime les paysans qui tentent d’occuper les terres.

Dans les campagnes méridionales de Sicile ou du continent, occupations de terre et tentatives d’autogestion politique se multiplient, obligeant le gouvernement à réagir. (Frédéric Attal, Histoire de l’Italie de 1943 à nos jours, Colin, 2004, p. 25)

L’absence d’un parti révolutionnaire, d’un parti vraiment socialiste et communiste, a lourdement pesé sur la révolution italienne de 1943.

En s’immergeant au coeur des mouvements des masses prolétariennes et des autres exploités, en participant aux organes d’expression et d’organisation de leurs luttes, à leur armement, le parti ouvrier aurait aidé à contrer les inévitables tentatives des forces réactionnaires autochtones et internationales pour écraser la révolution, à déjouer les manœuvres des partis petits bourgeois (« réformistes ») pour protéger la grande bourgeoisie. Un tel parti aurait organisé l’insurrection dès que la masse des travailleurs était décidée, par sa propre expérience, à prendre le pouvoir.

La IVe Internationale soutient la révolution sociale naissante

La IVe Internationale, proclamée en 1938, sous l’impulsion de Lev Trotsky, n’était pas une internationale de masse, n’avait pas encore d’autorité dans la classe ouvrière. Le mouvement ouvrier restait pour l’essentiel dominé par des directions traîtresses (bureaucraties syndicales, partis « travaillistes », « socialistes » et « communistes »). La IVe avait pour but de fournir un programme, un drapeau, une direction au prolétariat lors des convulsions qu’allait engendrer la guerre mondiale rendue inévitable par les échecs de la révolution socialiste et les contre-révolutions bureaucratique en URSS et fascistes en Italie, Allemagne, Espagne. Elle n’y parvint pas, même si, durant la guerre et après, elle se lia mieux à la classe ouvrière au Sri Lanka, en Indochine, à Cuba, en Bolivie, en Belgique, en France, aux États-Unis, en Grande-Bretagne…

Staline fit assassiner Trotsky en 1940 et la guerre coupa les relations entre les sections. Cependant, toutes les composantes de la 4e Internationale saisirent la portée historique capitale des événements qui se déroulèrent en cette année 1943 en Italie. La section américaine (Socialist Workers Party), malgré le peu d’informations dont elle disposait, affirma sa solidarité (Felix Morrow, « The Italian Revolution », Fourth International n°9, septembre 1943).

Le Secrétariat provisoire européen, constitué en 1942 dans la clandestinité grâce à la section belge (Parti socialiste révolutionnaire), adopta un manifeste rédigé par le militant grec Michel Pablo.

Tant que subsistera la domination de la bourgeoisie, tant que la Montecatini et Ansaldo, tant que la Fiat et les agrariens resteront maîtres de l’Italie, tant que les généraux et les politiciens gouverneront en leur nom, rien ne sera changé pour le peuple italien… Ce n’est pas cela que veulent les masses populaires italiennes. Ce qu’elles veulent, c’est manger à leur faim, c’est être libres enfin de parler, de lire et de chanter, ce que veulent ses soldats c’est rentrer chez eux, ce que veulent ses paysans, c’est être débarrassés des agrariens, ce que veulent ses ouvriers, c’est voir cesser une exploitation éhontée, c’est retrouver le droit de revendiquer et de se défendre par l’action syndicale et par la grève. Mais cela les ouvriers ne l’obtiendront que par leur propre action. Ni la guerre de Badoglio, ni celle de Churchill n’est leur guerre. La seule guerre qu’ils veulent mener c’est la guerre aux capitalistes, aux agrariens et aux fascistes …
Car c’est de cela en définitive qu’il s’agit : de reprendre la lutte interrompue en 1923, de la mener jusqu’à la victoire… L’expérience d’une révolution manquée en 1920 a enseigné au prolétariat italien que la lutte révolutionnaire ne saurait s’arrêter avant la victoire totale et définitive, avant la conquête du pouvoir par le prolétariat, avant le triomphe mondial du socialisme. C’est pourquoi la lutte qui s’engage aujourd’hui n’est pas seulement pour les libertés, pas seulement une lutte pour la grève générale et le contrôle ouvrier, mais une lutte pour l’instauration du pouvoir des ouvriers et des paysans…
(« Manifeste aux ouvriers, paysans et soldats italiens », Quatrième internationale n°1, août 1943)

Sans relation alors avec le secrétariat européen, la poignée de militants bolcheviks-léninistes réunis par Nicola Di Bartolomeo, ancien combattant de la Guerre d’Espagne, qui publiait Il Militante dénonça « la duperie monstrueuse d’expliquer, comme l’ont fait les partis de la IIe et de la IIIe Internationale, les causes et les buts de la guerre comme un conflit entre la démocratie et le fascisme » et s’efforça sur place de tracer la voie de la révolution prolétarienne : « il faut opposer les organismes de classe, des conseils d’ouvriers, paysans et soldats aux Comités de libération nationale » (Centre national provisoire pour la construction du Parti communiste internationaliste, Manifeste, 15 décembre 1943).

Le stalinisme trahit la révolution prolétarienne

Le petit groupe communiste internationaliste ne parvint pas à supplanter le parti stalinien qui était au faîte de son influence grâce au prestige usurpé de la Révolution d’octobre et à la résistance victorieuse des peuples d’URSS. Les consignes du chef de la bureaucratie de l’URSS placent le PCI à droite de certains partis bourgeois.

Le 13 mars 1944, les Soviétiques reconnaissent le gouvernement Badoglio et le 31, à Salerne, Togliatti appelle à la formation d’un gouvernement d’unité nationale, sans faire de l’abdication du Roi un préalable… Le « tournant de Salerne » précipite les événements… Dans le 2e cabinet Badoglio, seul le Parti républicain qui a fait de la fin de la monarchie un préalable n’y participe pas. (Frédéric Attal, Histoire de l’Italie de 1943 à nos jours, Colin, 2004, p. 12-13)

Fin 1945, la révolution reprend.

Fin avril 1945, l’action conjuguée des insurrections populaires et des brigades partisanes, toutes tendances politiques confondues, permet la libération des principales villes de l’Italie septentrionale. Le 28 avril, Mussolini est exécuté. (Frédéric Attal, Histoire de l’Italie de 1943 à nos jours, Colin, 2004, p. 27)

Les généraux alliés s’efforcent de désarmer les travailleurs qui tendent à contrôler la production et même à exproprier les capitalistes.

An Nord, le vide du pouvoir et la fuite des industriels ont laissé les usines entre les mains des conseils de gestion ouvriers. (Frédéric Attal, Histoire de l’Italie de 1943 à nos jours, Colin, 2004, p. 27)

Les partis ouvriers traditionnels jouissent alors d’un poids considérable, à eux deux 40 % des suffrages aux élections à l’Assemblée constituante en 1946.

Le PCI et le PSIUP (qui se renomme en 1947 PSI) participent aux gouvernements bourgeois Badoglio bis (1944), Bonomi (1944), Bonomi bis (1944-45), Parri (1945), De Gasperi (1945-1946), De Gasperi bis (1946-1947) qui désarment les travailleurs, rendent les entreprises aux capitalistes, stabilisent l’État bourgeois au prix de concessions politiques et sociales (assemblée constituante, république, libertés démocratiques, échelle mobile des salaires…).

La preuve de la nécessité de la dictature du prolétariat

Pendant les trente ans suivants, la DC (Parti démocrate-chrétien) dirige le pays en lien avec l’Église catholique. L’Italie rejoint l’OTAN et l’Union européenne. Après avoir encore servi en 1969 contre la montée révolutionnaire mondiale, l’agitation étudiante et les grèves, la direction du PCI liquide le parti dans une formation bourgeoise, le Partito Democratico (Parti démocrate) en fusionnant avec une aile du PDC, le parti du Vatican.

La révolution italienne et européenne aurait pu en 1943-45 renverser le capital et donc les racines du fascisme.

Trahi, le prolétariat a continué à subir l’exploitation. 70 ans plus tard, la classe ouvrière et la jeunesse restent confrontés à la mafia, aux crises capitalistes , à la destruction des conquêtes sociales [voir Révolution communiste n° 2], aux résurgences fascistes dont témoignent le pogrom anti-africains de Rosarno en janvier 2010 [voir Révolution socialiste n° 32] ou l’ignoble campagne raciste actuelle de la Lega Nord (Ligue du Nord) contre la ministre Cécile Kyenge, qui a le tort d’être noire de peau.

Si un parti de type bolchevik est construit à temps, le prolétariat vaincra tous les obstacles lors de la prochaine révolution italienne.

30 novembre 2013, Arnaldo Bressan