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Mai 68 (1) : La grève générale est venue de loin

Posted on mars 27, 2018  by admin  in Publications, Révolution communiste, Slide   Commentaires fermés
Mai 68 (1) : La grève générale est venue de loin

En France, l’année 1968 a vu dix millions de travailleurs contester l’exploitation capitaliste et bousculer les bureaucraties (PCF, SFIO, CGT, de FO, de la CFTC-CFDT…) qui les tenaient depuis plus de 20 ans dans les limites des élections et des grèves tournantes ou d’une journée.

Un demi-siècle après, le soulèvement de la jeunesse et la grève générale suscitent toujours dans ce pays la peur et la haine de la bourgeoisie, ce qu’expriment sans fard ses politiciens (Le Pen, Sarkozy…) pour qui Mai 68 fut une attaque contre l’ordre établi et contre la France. Les intellectuels de la classe dominante, plus sophistiqués mais pas moins réactionnaires (Gilles Lipovetski, Luc Ferry, Alain Renaut, Pierre Manent, Bérénice Levet, Jean-Claude Michéa…), l’accusent d’être une simple farce qui a retardé le discrédit du marxisme, engendré l’individualisme, accru l’oppression des femmes, préparé le terrorisme, etc. Pour atténuer et discréditer l’événement historique, tout ce monde reçoit le renfort de quelques acteurs de l’époque (Pascal Bruckner, Bernard-Henri Lévy, André Glucksman, Daniel Cohn-Bendit, Henri Weber, Romain Goupil…) revenus du « gauchisme » de leur jeunesse et ralliés au capitalisme.

L’agriculture française de la 2e Guerre mondiale à nos jours

Posted on septembre 26, 2015  by admin  in Non classé   Commentaires fermés
L’agriculture française de la 2e Guerre mondiale à nos jours

La 4e République ménage l’agriculture archaïque

La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles a été fondée en 1949, au temps de la « guerre froide », par d’anciens responsables pétainistes de la Corporation paysanne du régime de Vichy et des nouveaux venus du MRP (le parti issu de la résistance bourgeoise, à l’origine des actuels LR, UDI et MoDem).
Les dirigeants de la FNSEA, la plupart du temps céréaliers du bassin parisien, jouissent de privilèges considérables. Indispensables à la bourgeoisie, ils sont complètement inféodés à l’appareil d’État et font quasiment la loi au Parlement, en utilisant le poids de centaines de milliers de petits paysans. (J. Robin, « Fin du syndicalisme agricole unitaire », Critiques de l’économie politique n° 18, octobre 1974, p. 101)