Grève générale jusqu’au retrait du projet contre les retraites !

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De nombreux pays (Colombie, Haïti, Équateur, Chili, Irak, Iran, Liban…) connaissent des luttes sociales contre la corruption, la pauvreté et la cherté de la vie. La tension entre les classes laborieuses et les capitalistes est telle que le combat s’engage contre la hausse du prix du ticket de métro, de l’essence, une taxe d’accès à internet… Les masses en lutte rejoignent celles de Hongkong et d’Algérie dressées contre leurs gouvernements depuis des mois. Ces millions de jeunes et d’exploités sont immédiatement confrontés à la répression policière. La classe ouvrière ne joue pas de rôle dirigeant et n’ouvre pas de perspective car elle ne dispose nulle part d’un parti révolutionnaire rompant avec toutes les fractions des exploiteurs, orientant la révolte vers l’auto-organisation et la prise du pouvoir. La colère gronde et cherche une issue.

Ce n’est pas sans rappeler, un an après, les revendications des gilets jaunes apparus en France sur les ronds-points contre la hausse des prix de l’essence, du gaz, de l’électricité et de la CSG. Aujourd’hui, le ras-le-bol et l’exaspération touchent les travailleurs de la santé publique, les étudiants, les travailleurs des transports publics, ceux de l’enseignement public, ceux de Radio-France, les pompiers, etc. Toute salariée consciente, tout salarié conscient sait qu’une lutte majeure est possible face au projet de Macron et Delevoye contre les retraites.

Des offensives contre les chômeurs, les migrants et les musulmans

Pour le compte de la classe dominante, Macron et ses ministres mènent la même politique que les gouvernements du monde capitaliste. Après avoir cassé le statut des fonctionnaires et attaqué l’enseignement public (lois Darmanin et Blanquer), le gouvernement vient de faire adopter de nouvelles restrictions d’accès aux allocations chômage. Désormais, il faudra avoir travaillé 6 mois sur les 24 derniers mois contre 4 sur 24 auparavant. Pour le rechargement des droits, il faudra avoir travaillé 6 mois contre 1 mois jusqu’à ce jour.

Collant au RN et à LR, Macron cible les migrants et les musulmans pour diviser les rangs des exploités. Dès le début du mouvement des gilets jaunes, il a imposé le thème de l’immigration. Début octobre, Macron a dévoilé ses buts dans un magazine réactionnaire.

On ne reconduit plus les gens qui arrivent illégalement sur le territoire. Il n’y a plus d’exécution des obligations de quitter le territoire français… Mon objectif, c’est de sortir tous les gens qui n’ont rien à faire là… Le droit du sol a été suspendu à Mayotte. (Emmanuel Macron, Valeurs actuelles, 31 octobre 2019)

Macron fait du Le Pen. Le 6 novembre, Philippe a confirmé le délai de 3 mois pour accéder à la protection universelle maladie (PUMa) contre « les gens qui viennent avec un visa touristique, qui restent trois mois et se mettent à l’AME » (Macron, 31 octobre). Il va instaurer des « quotas annuels » d’immigration économique. Les déboutés du droit d’asile n’auront plus que 6 mois de PUMa au lieu de 12 et n’auront plus la possibilité d’accéder au RSA. Enfin, 3 nouveaux centres de rétention et d’expulsion des sans-papiers seront construits, les mineurs isolés mieux traqués et les reconduites à la frontière plus soutenues. Au même moment, la police détruit des camps de migrants à Paris et ailleurs, chasse les sans-papiers et laisse dans la misère les autres.

Malgré la violence étatique, les travailleurs sans papiers luttent. En octobre, des dizaines d’entre eux travaillant dans le bâtiment, la restauration, le nettoyage… organisés par la CGT, ont tenu des piquets de grève dans leurs entreprises de région parisienne. La plupart d’entre eux ont obtenu un permis de séjour d’un an. Mais pourquoi les organisations ouvrières (partis et syndicats) n’unifient-elles pas tous les travailleurs sans papiers et les travailleurs français, pour régulariser les centaines de milliers de salariés au noir, pour réduire la concurrence aggravée par l’illégalité et la division de la classe ouvrière ?

Enfin, Blanquer a inauguré une offensive raciste contre les mères voilées accompagnatrices de sorties scolaires, mais le gouvernement s’est fait déborder sur ce thème par Jacob et Le Pen. Là encore, les musulmans sont stigmatisés, associés au communautarisme et au terrorisme islamiste. Pourtant, les derniers épisodes terroristes en France ont été l’assassinat de 4 policiers du service antiterroriste par leur collègue au sein de la Préfecture de police de Paris le 3 octobre, puis l’attaque terroriste d’une mosquée le 28 octobre à Bayonne par un ancien militant FN faisant deux blessés graves.

Un budget 2020 pour les capitalistes, la police et l’armée

Le mardi 19 novembre, la majorité LREM-Modem a adopté le budget de l’État pour 2020 en première lecture. Contraint par les gilets jaunes de donner quelques miettes, le gouvernement décide des baisses d’impôt sur le revenu. Mais celles-ci ne concernent pas les 57 % des foyers français les plus pauvres qui ne le payent pas, les plus pauvres. Par contre tous les travailleurs paient la TVA, la CSG et la TICPE, impôts les plus injustes et principales sources de recettes de l’État.

La désocialisation des heures supplémentaires est coûteuse en termes d’emplois et les comptes de la Sécurité sociale seront un peu plus déficitaires. La taxe d’habitation sera supprimée pour 80 % des concernés en 2020 mais le gouvernement utilisera l’injuste TVA pour compenser cette suppression. D’ici 2023, Macron fera un joli cadeau fiscal pour les plus riches grâce à l’exonération générale de la taxe d’habitation.

Selon les données fournies par le ministère de l’économie et des finances, ces « 20 % » capteront à eux seuls 44,6 % des 17,6 milliards amputés du budget de l’État. (Le Monde, 16 juin 2019)

Pour les dirigeants d’entreprises et les riches, les gains fiscaux se poursuivent avec le taux d’impôts sur les sociétés qui baisse encore à 31 % pour les plus grandes et 28 % pour les PME, en vue d’être ramenés à 25 % en 2023. Le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), créé par Hollande, est transformé en exonération de cotisations sociales patronales pour 9,8 millions de salariés.

Le coût horaire du travail en France au niveau du salaire minimum passe ainsi en dessous de celui de l’Allemagne et à un niveau proche de la Grande-Bretagne. (La Tribune, 23 octobre 2019)

La hausse du budget de l’Élysée est de 2,1 % alors que les budgets d’aide sociale (APL, prime d’activité, allocations familiales, adultes handicapés) seront tous gelés en 2020.

L’appareil répressif de l’État bourgeois est choyé. L’armée, avec 37,6 milliards d’euros en 2020, bénéficiera d’une hausse de 4,5 % « afin que nos forces aient toujours l’avantage sur le terrain » (Florence Parly, 30 octobre). Le ministère de la justice obtient une hausse de 4 % et la création de 1 520 postes dont 1 000 gardiens de prison. La police et la gendarmerie verront leurs effectifs respectifs augmenter de 1 400 et 490 postes. À l’opposé, les suppressions de postes de fonctionnaires touchent les ministères de l’économie (-306), de la santé (- 346), de l’écologie (- 1 073) et du budget (- 1 666).

La lutte des travailleurs de la santé

Depuis le printemps, les travailleurs des urgences hospitalières et de ceux des maisons de retraite, étranglés par la réduction des moyens budgétaires et le manque de personnels, font grève. Ils revendiquent des augmentations de salaire pour tous, des moyens en lits et en personnels pour assurer leur mission de service public. Certains subissent les réquisitions de leur hiérarchie. Le mouvement pose la question de la grève générale de la santé jusqu’à satisfaction.

Mais les « collectifs inter urgences et inter hôpitaux » et les directions syndicales (CGT, FO, SUD, CFTC, CFDT…) dissipent la combativité vers des « journées d’action » comme le 14 novembre qui a été largement suivie, mais ne pouvait arracher les revendications. Cela permet à Macron de déployer son « plan d’urgence » d’1,5 milliard en 3 ans qui creuse le déficit de la Sécu. Le plan reprendrait 10 milliards d’euros de dette des centres hospitaliers. Mais celle-ci est sous la responsabilité du pouvoir depuis que le plan Juppé de 1995 a transféré les décisions du budget de la Sécu au gouvernement ! Pour tenter de diviser les travailleurs de la santé, le gouvernement octroie quelques primes aux soignants d’Ile de France touchant moins de 1 950 € par mois (800 € par an) et aux infirmières en gériatrie (100 € par mois). À ce jour, aucune augmentation de salaire n’est actée, aucun poste créé !

Pourtant, les collectifs inter-urgences réclament d’être associées au « plan d’urgence » de Buzyn-Macron, comme les bureaucraties syndicales rompues à la collaboration de classe.

Nous exigeons de véritables négociations et d’être reçus par le Président de la République et le Premier Ministre pour sortir de la crise actuelle. (Communiqué unitaire, 20 novembre 2019)

Il n’y a pas à négocier « pour sortir de la crise ». La crise vient de la politique de ce gouvernement et de ses prédécesseurs. Elle peut se dénouer de deux manières : par la défaite des travailleurs ou leur victoire. La victoire passe par la grève générale des hôpitaux et des salariés de la santé et non par les nouvelles journées d’action prévues les samedi 30 novembre et mardi 17 décembre.

Grèves spontanées à la SNCF

Le 16 octobre, en solidarité avec leur collègue conducteur seul dans son TER accidenté, le « droit de retrait » a été invoqué par des centaines de grévistes à la SNCF. Puis le 21 octobre, 200 ouvriers du technicentre de Chatillon qui répare les TGV Atlantique ont débrayé sans préavis de grève. Leur lutte contre la suppression de 12 jours de repos, la hausse de 50 % du nombre de nuits de travail, la réduction du temps de repos en fin de semaine, s’oppose au « dialogue social » cher au patron et aux bureaucrates syndicaux.

Nous avons cessé le travail massivement depuis le 21 octobre au soir, sans se concerter ou être encadré par les syndicats… Nous ne pouvons plus accepter de travailler avec des salaires proches du SMIC et gelés depuis 5 ans, en sous-effectif et avec des agents qui démissionnent de plus en plus… Nous appelons l’ensemble des cheminots à relever la tête car la situation aujourd’hui à Chatillon est en réalité le reflet d’une politique nationale. (Communiqué des grévistes, 27 octobre 2019)

Le 2 novembre, le travail reprenait après l’abandon de la restructuration par la direction, arrachant l’embauche de 30 salariés et la promesse qu’aucune sanction contre les grévistes ne serait prise. À la suite, les travailleurs des technicentres du Landy (Seine saint Denis) et de Vénissieux (Rhône) ont fait grève, arrachant aussi des primes et des embauches. Le nouveau patron de la SNCF en appelle aux chefs syndicaux.

Dans les deux mouvements récents, les organisations syndicales semblent avoir été débordées par la base. Je ne peux pas piloter une entreprise de 150 000 salariés, en direct avec chacune et chacun d’entre eux. J’ai besoin de travailler avec des syndicats représentatifs et de canaliser le dialogue social avec eux. (Jean-Pierre Farandou, Journal du dimanche, 3 novembre 2019)

L’aveu est de taille. Le grève du technicentre de Chatillon est un exemple pour tous les travailleurs. Il faut rompre avec la concertation et la collaboration de classe pour s’auto-organiser ; c’est-à-dire élire ses délégués, étendre et fédérer la grève par une coordination nationale de délégués élus. Là est l’efficacité.

La révolte des étudiants face à la précarité

De manière spontanée, les étudiants se mobilisent après l’immolation d’un des leurs à Lyon qui venait de perdre sa bourse mensuelle de 450 €. Des AG massives se sont tenues à Toulouse et Lyon. Des rassemblements ont eu lieu devant les Crous le 12 novembre en protestation contre la précarité qui oblige 1 étudiant sur 2 à travailler. Si 37 % des étudiants touchent des bourses, elles ne permettent pas vivre et sont retirées en cas d’échec aux examens. Pressée par la protestation étudiante, la ministre Vidal a reçu les directions syndicales UNEF, SUD étudiant, ainsi que la direction de la FAGE (corpo), qui ont accouru pour écouter son mépris de classe.

Frédérique Vidal a annoncé mardi sur RTL la création d’« un numéro d’appel au plus tard d’ici la fin de l’année » pour accompagner les étudiants en difficulté. « Nous venons d’augmenter les aides (…) il faut être dans le pragmatisme et l’efficacité, il y a 15 millions d’euros d’aides non consommées » (L’Express, 19 novembre 2019)

Pour faire face à la base étudiante, les directions syndicales appellent à une « journée d’action » pour le mardi 26 novembre au lieu de préparer une grève totale des universités et pour arracher, en alliance avec la classe ouvrière, une allocation d’études pour tous, la construction de cités universitaires de qualité, etc.

Une attaque contre le droit à la retraite de tous les travailleurs

Pour aider les capitalistes français face au ralentissement de la croissance et à la concurrence étrangère, le gouvernement Macron veut liquider le système de pensions par répartition accordé en 1945 pour empêcher la révolution. Depuis cette date, les coups contre la Sécurité sociale n’ont pas cessé pour réduire les cotisations patronales (un salaire indirect pour le travailleur), augmenter les cotisations salariales (une ponction qui diminue le salaire direct du travailleur), allonger le temps de vie passé au travail (passage de 37,5 à 43 annuités), réduire la pension en la calculant sur 75 % des salaires pris sur 25 ans au lieu des 10 meilleures années, punir les carrières incomplètes des femmes, des chômeurs et des précaires. Devant l’insuffisance du « régime général des travailleurs salariés », les salariés des entreprises d’État avaient préféré garder un « régime spécial » octroyant un départ à la retraite plus rapide (SNCF, EDF-GDF, RATP…).

Macron, une fois élu, s’est tout de suite engagé à casser ces régimes pour n’en avoir plus qu’un, aligné sur un régime détérioré pour les autres travailleurs. Ce régime unique (mais pas pour les policiers, les militaires et les parlementaires) liquiderait les régimes spéciaux des travailleurs et le système général actuel. Depuis des mois, le gouvernement défend un nouveau système par points (comme celui adopté en 1999 pour les retraites complémentaires AGIRC-ARRCO gérées par les « partenaires sociaux » dont la CFDT, la CGT et FO ; le système remet dans les mains de l’État la valeur du point qui fluctuera selon le niveau de croissance économique (donc soumis à la merci des crises capitalistes), l’espérance de vie de la génération partant en retraite, plus celle-ci étant grande, plus la valeur du point baisserait, etc. avec pour conséquence une baisse de 30 % du taux de remplacement en vingt ans.

Pourtant, pendant 18 mois, jusqu’en mai 2019, les chefs des confédérations syndicales (CFDT, CGT, FO, Solidaires, CFTC, CFE-CGC, UNSA, FSU) se sont rendus docilement aux convocations du gouvernement Macron-Philippe et ont fait des « propositions » à son représentant, le « haut-commissaire » Delevoye qui a déclaré acté le principe du système universel à points.

Ces mêmes appareils participent depuis l’an 2000 au Conseil d’orientation des retraites qui propose d’équilibrer financièrement le système. Selon le dernier rapport, commandé le 19 septembre par le gouvernement, il faudrait, pour éviter un déficit financier de cette branche de la Sécu, soit le recul de l’âge minimal de départ « après 62 ans selon les générations », soit l’augmentation de la durée de cotisations passant de « 42 à 44,7 annuités en 2025 » soit la création d’un « âge du taux plein autour de 63,5 ans », c’est-à-dire un âge pivot avant lequel la pension sera amputée.

Pour le retrait du projet Delevoye-Philippe-Macron

Ces dernières semaines, tous les dirigeants syndicaux se sont rendus aux réunions de Philippe et Delevoye. Fin septembre, les directions syndicales de la RATP s’y sont soumises. Les 31 octobre et le 21 novembre, les chefs syndicaux de l’UNSA-ferroviaire et de la CFDT-cheminots bavardaient avec Delevoye encore. Les 23 octobre et 7 novembre, tous les représentants des travailleurs de l’enseignement écoutaient Delevoye puis Blanquer lier l’augmentation du temps de travail à une meilleure retraite. Les 25 et 26 novembre, Philippe les recevra pour la 22e fois.

À une semaine de la grève du 5 décembre, Philippe Martinez réfute les accusations selon lesquelles la CGT ne serait pas disponible pour discuter. C’est pourquoi, invité du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, le secrétaire général du syndicat annonce dimanche 24 novembre qu’il se rendra à Matignon mardi à 9 h 30. Pendant cette réunion, il sera question de discuter de la réforme des retraites et « d’autres sujets », a-t-il précisé. (RTL, 24 novembre 2019)

C’est aider le gouvernement qui fait passer les travailleurs qui bénéficient de ce qui reste des régimes spéciaux pour des privilégiés, qui insinue déjà que la violence des manifestants sera de notre fait. En vérité, la violence est celle de l’État dont la police et la gendarmerie ont fait des milliers de blessés chez les gilets jaunes (dont des dizaines d’estropiés à vie) et celle de la justice qui a condamné plus de 1 000 manifestants.

Face au mécontentement des travailleurs qui, eux, comprennent qu’ils ont beaucoup à perdre ainsi que leurs enfants, les chefs syndicaux ont décrété de nombreuses « journées d’action » depuis septembre (RATP le 13 septembre, transport aérien le 16 septembre, EDF le 21 septembre, interprofessionnelle le 24 septembre, santé le 14 novembre…) alors qu’elles ont conduit aux défaites en 2003 (retraites), 2010 (retraites), 2016 (loi El Khomri), 2018 (SNCF). Ils ont aussi appelé en octobre à une « journée d’action » interprofessionnelle le 5 décembre.

Les organisations syndicales et de jeunesse (CGT, F0, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL, UNEF) appellent l’ensemble des salarié-es du secteur privé comme du secteur public, des retraité-es, des privé-es d’emploi, des jeunes, à une1re journée de grève interprofessionnelle le jeudi 5 décembre 2019. (Communiqué, 16 octobre 2019)

À cause de la combativité à la RATP, les directions syndicales y appellent à une grève illimitée le 5 décembre. Ailleurs, elles ont décrété que les grévistes pouvaient « reconduire » la grève, c’est-à-dire choisir, chacun de son côté, de la poursuivre ou pas.

Les directions syndicales n’appellent pas aujourd’hui au retrait pur et simple du projet du gouvernement pour les mêmes raisons qu’elles continuent, après deux ans de collusion, de le discuter. Elles sont plus attachées au capitalisme français qu’à la cause du prolétariat. Les partis « réformistes » (PS, PCF, LFI…) les appuient parce qu’elles partagent complétement leur point de vue, comme ils le prouvent quand ils sont au gouvernement. Les organisations centristes (LO, NPA, POID…) n’exigent pas la rupture des négociations et soutiennent les « journées d’action » car elles n’osent pas combattre les bureaucraties syndicales et s’y incorporent de plus en plus.

Le 5 décembre marquera le début du mouvement de grève reconductible. (NPA, 25 novembre 2019)

Tout ne se jouera pas en une seule journée. Mais il faut un début à tout. C’est la réussite de cette journée qui donnera l’élan nécessaire à ceux qui se posent le problème de poursuivre la grève. (LO, 25 novembre 2019)

Comme les cheminots du technicentre de Chatillon, les travailleurs doivent imposer leurs revendications. Si SUD-Rail et la CGT-Cheminots ont raison de rompre la concertation contre les retraites à la SNCF, c’est nécessaire pour tous les syndicats et pour l’ensemble des travailleurs.

Dans les syndicats, dans les assemblées générales, il faut imposer la rupture avec le gouvernement et préparer la grève générale jusqu’au retrait du projet.

  • Boycott des concertations avec le gouvernement ! Dirigeants syndicaux, sortez du Conseil d’orientation des retraites !
  • Retrait du plan Macron-Philippe-Buzyn-Delevoye !
  • Augmentation des cotisations patronales ! Suppression des cotisations des salariés ! Abrogation des mesures antérieures contre les retraites !
  • Élection de délégués pour constituer une coordination nationale de la lutte ! Autodéfense des manifestations !

28 novembre 2019