1914 : La faillite de l’Internationale ouvrière

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Les tensions entre puissances européennes avaient crû dangereusement au début du 20e siècle [voir Révolution communiste n° 5] malgré la campagne vigoureuse de l’Internationale ouvrière [voir Révolution communiste n° 6].

Le tocsin qui retentit le premier jour d’août 1914, dans toutes les villes et campagnes de France, n’annonce pas seulement la mobilisation, il sonne l’effondrement idéologique et politique du mouvement ouvrier avec le ralliement à la guerre des principales organisations ouvrières (la CGT, le PS-SFIO).

L’Union sacrée que j’ai appelée de mes vœux dans mon message au Parlement s’est réalisée dans le pays comme par enchantement. La déclaration de guerre de l’Allemagne a suscité dans la nation un magnifique élan de patriotisme. Dans la presse, aucune note discordante. (Raymond Poincaré, Au service de la France, Plon, 1926)

La plupart des partis de la 2e Internationale des pays belligérants s’alignent de même sur leur bourgeoisie : SPD d’Allemagne, POB de Belgique, Labour Party de Grande-Bretagne, SDAP des Pays-Bas, PSR de Russie, SDAP d’Autriche, PSP et PSDP de Pologne, ainsi que les directions syndicales qui leurs sont liées : TUC de Grande-Bretagne, GGD d’Allemagne, etc. ou pas : CGT de France.

4 août 1914 : le PS-SFIO vote les crédits de guerre

L’Humanité du 1er août publie la lettre du Président de la République Poincaré à sa veuve et le manifeste du gouvernement (imprimé et affiché dans tout le pays).

Dans les graves circonstances que la Patrie traverse, le gouvernement compte sur le patriotisme de la classe ouvrière, de toute la population, pour observer le calme et ne pas ajouter aux émotions publiques par une agitation qui jetterait la capitale dans le désordre.

Le 2 août, la réunion des militants parisiens du PS à la salle Wagram vote, à l’unanimité :

Mais comme nous l’avons toujours indiqué, à l’agression contre la France républicaine et pacifique, menaçant la civilisation et l’humanité, nous répondrons de toutes nos forces et de toutes nos énergies…

Le 4 août, aux obsèques de Jaurès, les dirigeants du PS tolèrent la présence des présidents des deux chambres parlementaires et de Barrès, le chef de la Ligue des patriotes. Le même jour, le groupe parlementaire socialiste vote, à l’unanimité, le décret accordant les crédits de guerre au gouvernement.

Le 4 août, le groupe parlementaire socialiste au Reichstag vote aussi unanimement les crédits de guerre. La veille, lors de la réunion de la fraction parlementaire, 14 des 110 députés SPD s’étaient opposés à cette décision, mais ils s’inclinent par discipline. Le SPD entre dans la « Burgfriede » (l’union sacrée).

La 2e Internationale, ses principales sections, sont mortes pour la révolution. Le basculement dans l’« union sacrée » va désorienter partout les travailleurs et permettre au chauvinisme de se donner libre cours au sein même de chacune des sections de feue l’internationale et des syndicats, y compris la CGT « syndicaliste-révolutionnaire ».

La variante syndicale de l’anarchisme sombre dans la xénophobie

L’apologie de l’anarchisme par Daniel Guérin (L’Anarchisme, 1965) comporte un trou temporel : 1914. Et pour cause, le principal théoricien de l’anarchisme, le Russe Kropotkine, se rallie à la guerre et la principale organisation anarchiste, la CGT française, tourne brutalement casaque.

Le 3 août, La Bataille syndicaliste, revenant sur les responsabilités de la guerre, s’écrie :

Que les flots de sang qui ont commencé de couler sur les plaines de la Woëvre retombent sur la tête de Guillaume II et des pangermanistes.

Le 4, elle poursuit sa défense de « la France » qui n’a pas voulu la guerre :

L’Allemagne monarchique, féodale, militariste, a trouvé son heure… c’est l’Autriche qui a provoqué la crise ; c’est l’Allemagne qui, par sa duplicité d’abord, par ses agressions ensuite, a fait jaillir l’étincelle qui met l’Europe en feu…

Comme s’il ne s’agissait pas d’un conflit entre impérialismes rivaux, mais d’une opposition entre la démocratie et le militarisme, entre la civilisation et la barbarie. Que dans cette croisade « démocratique » le tsarisme figure au premier rang importe peu aux sociaux-impérialistes.

Contre le droit du poing, contre le militarisme germanique, il faut sauver la tradition démocratique et révolutionnaire de la France.

Dans La Bataille Syndicaliste du 6 août, sous le titre : « Du heurt de deux races que la liberté jaillisse ! », on trouve cette douteuse justification :

Dans le conflit actuel, la question ethnique a son importance. Les Germains de sang plus lourd, partant d’esprit plus soumis et plus résigné, n’ont pas notre esprit d’indépendance… Ils n’ont pas, comme les Latins, un sang ardent, une âme fière et indisciplinée, un orgueil individualiste, une fièvre de liberté prête à renverser tous les obstacles. Leur militarisme à outrance, leur esprit d’organisation, leur placidité peuvent être, dans la lutte actuelle, des éléments de succès. Mais ils n’auront jamais l’entrain, la gaieté, la vigueur ni les initiatives heureuses de notre race…

Il n’y a plus de classes, plus d’ouvriers ni de bourgeois, mais des Français ethniquement « libres et indépendants » et des Germains ethniquement « soumis et résignés ».

Sous la signature de Charles-Albert, La Bataille Syndicaliste du 8 août s’efforce, au compte du capital, de convaincre les ouvriers du bien-fondé de cette guerre. Sous le titre éloquent : « Partez sans amertume », on peut lire :

D’incalculables espoirs se lèvent sur le monde… Il n’y a pas huit jours, nous maudissions la guerre comme un odieux retour à la barbarie. Nous l’acclamons aujourd’hui comme un instrument de délivrance… En combattant pour rester libres sur le sol des ancêtres, nous apprendrons à combattre pour y vivre égaux dans le travail.
Partez sans amertume, partez sans regret, camarades ouvriers qu’on appelle aux frontières pour défendre la terre française. Partez sans inquiétude, c’est bien où vous allez qu’est le devoir… puisque la malheureuse nation allemande n’a pas su, à temps, relever la tête, puisqu’elle s’est agenouillée sous le joug d’une caste barbare, puisqu’elle se laisse conduire au crime, c’est à nous de l’arrêter sur le chemin du crime. Après nous la libèrerons.
Partez sans amertume, partez sans regret. Non, vous n’oubliez rien, vous ne reniez rien. Socialistes, syndicalistes, révolutionnaires, vous le restez, vous l’êtes. Vous l’êtes plus que jamais aujourd’hui, où vous vous levez pour faire de vos corps une muraille d’airain au pays de la liberté et de la raison…

26 août 1914 : le PS-SFIO entre au gouvernement

Le 28 août, L’Humanité publie le manifeste adopté la veille par le Parti socialiste. Il porte en titre : « Guesde et Sembat entrent au gouvernement » et explique :

C’est par une décision mûrement pesée que le parti socialiste a autorisé deux de ses membres, nos amis Jules Guesde et Marcel Sembat, à entrer dans le nouveau gouvernement, et qu’il a fait d’eux ses délégués à la Défense nationale… Ils rendront chaque jour plus intense, par la collaboration de toutes les forces disponibles, la production des munitions et des armes… Enfin et surtout, citoyens, la présence de nos amis au sein du gouvernement sera pour tous la garantie que la démocratie républicaine est prête à la lutte à outrance…

Par là, le PS ne donne plus seulement son appui pour la défense de la patrie attaquée, il accepte la pleine responsabilité de la conduite de la guerre. Et comme le Parti socialiste est désormais au gouvernement, il s’interdit et il interdit toute critique. La vérité ne sera pas dite au pays contrairement à ce qu’il avait promis. L’Humanité devient un journal gouvernemental.

La CGT n’est pas en reste.

La bureaucratie de la CGT se met au service du militarisme et de l’impérialisme français

Comme ils le font encore aujourd’hui, les dirigeants sociaux-chauvins vont prodiguer des conseils et proposer leurs services à leur bourgeoisie.

Pour la bureaucratie de la CGT, maintenant que la guerre est là, les lamentations pacifistes ne sont plus de mise. Du fait de la guerre, le chômage a considérablement augmenté. Or, Léon Jouhaux sait fort bien que « l’oisiveté est mauvaise conseillère ». C’est pourquoi, dans La Bataille Syndicaliste du mercredi 12 août, sous le titre : « Il faut du travail », il écrit :

Donner du travail en faisant, partout où cela est possible et nécessaire, renaître l’activité, c’est se prémunir contre les excès des masses oisives, c’est aussi favoriser un relèvement de la moralité publique.

Le 14 août, l’article de Jouhaux est, cette fois, tout un programme. Il a pour titre « Profitons-en ! » : que la bourgeoisie française, se soumettant le prolétariat, profite du fait que l’Allemagne est bloquée, qu’elle ne peut plus communiquer avec ses clients du dehors pour lui prendre ses marchés.

Pourquoi notre marine marchande, avec celle de l’Angleterre, ne reprendraient-elles pas à leur profit une partie du travail allemand qui ne se fait plus ?… L’activité maritime engendrerait une activité industrielle… Il faut profiter de toutes les situations : le blocus allemand par la flotte anglaise rend libre notre action commerciale sur la mer ; profitons-en pour nous ravitailler d’abord, assurer du travail ensuite et constituer notre supériorité dans le domaine de l’importation et de l’exportation pour l’avenir.

Aux premiers jours de la guerre, le gouvernement a décidé de créer un « Secours national ». Jouhaux, ainsi que Bled, secrétaire de l’Union des syndicats de la Seine, acceptent de siéger dans son comité d’administration aux côtés de l’ancien chef de la police et assassin de révolutionnaires anarchistes, Louis Lépine, et du chef royaliste Charles Maurras.

Poussant toujours plus loin ses offres de service, Jouhaux, dans La Bataille Syndicaliste du 19 août, se fend d’un article intitulé « Pour la réorganisation du travail », qui loue la bonne volonté du gouvernement et en particulier les travaux de la sous-commission du chômage et ses « capacités indiscutables à donner des résultats » mais qui suggère, pour plus d’efficacité

Aux représentants du gouvernement reviendrait le rôle de se préoccuper des questions de transport, de finances, de droit de douane, d’octroi, etc. ; aux représentants du patronat reviendraient celles des besoins et des nécessités des différentes industries ; aux délégués des ouvriers celles se rapportant au temps de travail et aux salaires… Le travail que pourraient fournir ces commissions serait un travail d’ensemble, rapide, complet, pouvant permettre d’activer la solution du problème angoissant du chômage, si plein de périls pour demain.

L’action de la direction confédérale se révélera efficace puisque les salaires à la pièce, baisseront de 30 à 50 % en un an, quand, dans le même temps, les prix payés pour les fournitures de guerre aux groupes capitalistes ont été augmentés.

De cette époque, datent la cogestion et les organismes de participation.

Les pitoyables justifications des renégats de l’internationalisme

Victor Adler, qui avait fondé le Parti ouvrier social-démocrate d’Autriche (SAPD), révèle en juillet 1914, lors d’une des dernières réunions du bureau socialiste international (l’organe de l’Internationale), les motifs des appareils qui se sont installés dans les sociétés capitalistes.

S’engager dans des manifestations contre la guerre exposerait à l’emprisonnement, l’organisation et la presse seraient en danger. Il faut songer au parti, on risquerait d’anéantir le travail de trente ans, sans aucun résultat politique. Nous devons sauvegarder nos institutions.

D’autres se contorsionnent, surtout quand ils ont eu un passé marxiste (ce qui n’était pas le cas de toutes les sections de l’Internationale : le LP, le PS-SFIO, le PSR, le PSP… ne s’en réclamaient pas). Jules Guesde, le fondateur en 1882 de la première organisation marxiste française (le Parti ouvrier) avait durant des décennies enseigné que la société se divisait en classes et que les travailleurs devaient farouchement rester indépendants des partis et gouvernements capitalistes. Guesde légitime par le bon sens son ralliement à l’union sacrée et son entrée au gouvernement.

Quand la maison brûle, peu importe que j’habite une mansarde du dernier étage ; je dois, tout comme le locataire du premier étage, ne songer qu’à éteindre l’incendie.

En face, les autres vendus à leur bourgeoisie, comme le député SPD Heine, utilisent la même parabole.

Je le dis ouvertement : si le gouvernement allemand était vraiment le coupable, nous ne pourrions pas agir autrement que nous avons agi. Car lorsque la maison brûle, on combat l’incendie, quel que soit l’incendiaire.

Des considérations plus sophistiquées sont nécessaires aux anciennes autorités marxistes. Que ce soit ceux qui se vautrent dans le social-patriotisme, tel le théoricien du POSDR Gheorgi Plekhanov, le fondateur en 1883 de la première organisation marxiste russe (le groupe Émancipation du travail), ou ceux qui refusent de condamner l’union sacrée et de rompre avec les sociaux-chauvins, comme le théoricien du SPD Karl Kautsky qui était le principal dirigeant de l’Internationale.

Tous ont le droit et le devoir de défendre leur patrie ; l’internationalisme véritable consiste à reconnaître ce droit aux socialistes de toutes les nations, y compris les nations en guerre contre la mienne. (Karl Kautsky, Neue Zeit, 2 octobre 1914)

Lénine réfute l’un comme l’autre.

Avec le déclenchement de la guerre cessent les rapports politiques formés historiquement entre les peuples et les classes, et il se crée une situation absolument différente ! « Simplement » il y a des agresseurs et des agressés, on repousse « simplement » les « ennemis de la patrie » ! …
Les fausses références à Marx et à Engels constituent, en l’espèce, l’argument « massue » des deux chefs de file du social-chauvinisme : Plekhanov évoque la guerre nationale de la Prusse de 1813 et de l’Allemagne en 1870 ; Kautsky démontre, avec un air savantissime, que Marx étudiait la question du camp (c’est-à-dire de la bourgeoisie), dont le succès était le plus souhaitable dans les guerres de 1854-1855, 1859, 1870-1871, ce que les marxistes faisaient également dans les guerres de 1876-1877 et 1897.
C’est le procédé de tous les sophistes de tous les temps : il consiste à prendre des exemples qui se rapportent manifestement à des cas dissemblables dans leur principe même. Les guerres antérieures qu’on nous donne en exemple ont été un « prolongement de la politique » suivie pendant de longues années par les mouvements nationaux bourgeois, mouvements contre le joug étranger imposé par une autre nation et contre l’absolutisme (turc et russe). Il ne pouvait alors être question que de savoir s’il fallait donner la préférence au succès de telle ou telle bourgeoisie ; les marxistes pouvaient par avance appeler les peuples aux guerres de ce genre en attisant les haines nationales, comme l’a fait Marx en 1848 et plus tard pour la guerre contre la Russie, et comme Engels attisa en 1859 la haine nationale des Allemands contre leurs oppresseurs, Napoléon III et le tsarisme russe.
Comparer le « prolongement de la politique » de lutte contre la féodalité et l’absolutisme, de la politique de la bourgeoisie en voie d’affranchissement, au « prolongement de la politique » d’une bourgeoisie caduque – c’est-à-dire impérialiste, c’est-à-dire qui a pillé le monde entier – et réactionnaire qui, en alliance avec les féodaux, écrase le prolétariat, c’est comparer des mètres à des kilogrammes.
(Lénine, La Faillite de la 2e Internationale, mai-juin 1915, Œuvres tome 21, p. 223-225)

Les racines du social-chauvinisme et de la trahison de 1914

Que le SPD allemand, le parti le plus puissant de la 2e Internationale, dont les débuts furent parrainés par Engels, sombre de cette manière choque ceux qui restent internationalistes.

La capitulation de la social-démocratie du 4 août fut, pour Lénine, tout à fait inattendue. On sait que Lénine tint le numéro du Vorwaerts, contenant la déclaration patriotique de la fraction social-démocrate comme un faux de l’état-major allemand. (Léon Trotsky, Bas les pattes devant Rosa Luxembourg, 1932)

Mais très vite, le dirigeant du POSDR-bolchevik (et ancien membre du bureau socialiste international) se ressaisit, et mieux que tout autre (y compris Luxemburg et Trotsky), combat le social-impérialisme, en cherche les racines et tire toutes les conséquences de la trahison.

Par social-chauvinisme, nous entendons la reconnaissance de l’idée de la défense de la patrie dans la guerre impérialiste actuelle, la justification de l’alliance des socialistes avec la bourgeoisie et les gouvernements de « leurs » pays respectifs dans cette guerre, le refus de préconiser et de soutenir les actions révolutionnaires prolétariennes contre « leur » bourgeoisie… le contenu idéologique et politique essentiel du social-chauvinisme concorde entièrement avec les principes de l’opportunisme. C’est un seul et même courant…
Le principal dans l’opportunisme, c’est l’idée de la collaboration des classes…. L’opportunisme consiste à sacrifier les intérêts fondamentaux de la masse des hommes aux intérêts temporaires d’une infime minorité d’entre eux, ou, en d’autres termes, l’alliance d’une partie des ouvriers avec la bourgeoisie contre la masse du prolétariat. La guerre rend cette alliance particulièrement manifeste et forcée.
L’opportunisme a été engendré pendant des dizaines d’années par les particularités de l’époque du développement du capitalisme où l’existence relativement pacifique et aisée d’une couche d’ouvriers privilégiés les « embourgeoisait », leur donnait des bribes des bénéfices du capital national, leur épargnait la détresse, les souffrances, et les détournait des tendances révolutionnaires de la masse vouée à la ruine et à la misère.
La guerre impérialiste est le prolongement direct et le couronnement de cet état de choses, car c’est une guerre pour les privilèges des nations impérialistes, pour un nouveau partage entre elles des colonies pour leur domination sur les autres nations. Sauvegarder et consolider leur situation privilégiée de « couche supérieure », de petite bourgeoisie ou d’aristocratie (et de bureaucratie) de la classe ouvrière, tel est le prolongement naturel en temps de guerre des espoirs opportunistes petits-bourgeois… telle est la base économique du social-impérialisme d’aujourd’hui.
(Lénine, La Faillite de la 2e Internationale, p. 63-64)

La racine de la trahison de la 2e Internationale (et des directions syndicales TUC, CGT, GGD, etc.), c’est l’opportunisme, expression politique de la transformation de l’appareil des organisations ouvrières en une bureaucratie aux intérêts propres, à l’intérieur même du mode de production capitaliste, en lien avec l’État bourgeois.

Délimiter et regrouper les internationalistes

Dans les pays en guerre, des organisations résistent : le POSDR-bolchevik et le POSDR-menchevik de Russie, le SDKP-zarzadowcy et le SDKP-roslamowcy de Pologne, le SDP des Pays-Bas, l’ILP et le BSP de Grande-Bretagne, le PSDB-tesen de Bulgarie, le PSDS de Serbie…

Lénine entreprend de regrouper les internationalistes, de les délimiter des sociaux-impérialistes, des pacifistes et des anarchistes. Dès septembre 1914, son axe est de transformer la guerre en révolution et de construire une nouvelle internationale.