Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions effectuer une transition sure, appropriée et judicieuse. Nous sommes là maintenant et nous allons rester jusqu’à ce que cette transition sûre puisse se dérouler… Nous allons demander à nos très grandes compagnies pétrolières américaines, les plus importantes au monde, d’intervenir, d’investir des milliards de dollars, de réparer les infrastructures gravement endommagées, de partager les infrastructures pétrolières et de commencer à générer des revenus. (Donald Trump, Conférence de presse, Palm Beach, 1 janvier 2026)
En ce moment d’euphorie impériale, Trump ne prend plus la peine de faire croire que sa marionnette préfabriquée, María Corina Machado, ait une quelconque légitimité populaire. Il ridiculise même ses propres arguments sur le prétendu « narcoterrorisme » de Maduro et précise que son véritable objectif est d’appliquer au maximum la doctrine Monroe qui peut se traduire en termes simples : la richesse et les avantages géostratégiques des autres pays d’Amérique doivent être exploités par de grandes entreprises nord-américaines.
Nous allons réaffirmer le pouvoir américain d’une manière très puissante dans notre région du monde. (Donald Trump, Conférence de presse, Palm Beach, 1 janvier 2026)
Cette agression très grave sera sans aucun doute suivie d’autres, probablement dirigées contre Cuba, la Colombie et tout autre pays que les États-Unis considèrent stratégique d’un point de vue économique ou militaire. L’attaque fait partie de l’escalade militariste déclenchée parmi tous les impérialismes de la planète, amplifiée par le gouvernement de Trump. Elle fait partie des préparations pour renforcer les positions des États-Unis dans leur lutte pour un nouveau partage de la planète, face à d’autres impérialismes, en particulier la Chine, le plus grand acheteur du pétrole du Venezuela.
Tous les gouvernements bourgeois de la planète comprennent bien la signification de cette offensive colonialiste. Leurs déclarations tiennent compte de leur force et leurs alliances. La plupart des européens, et compris le gouvernement espagnol, appellent à la « modération » et à la « désescalade ». Pour leur part, les gouvernements chinois, russe, brésilien et turc la « condamnent ». Mais, parmi ces derniers, aucun ne fera quoi que ce soit d’efficace pour soutenir le peuple vénézuélien, son droit à l’indépendance et à disposer librement et pacifiquement de sa richesse. Comme dans le cas du génocide palestinien, ce ne sont que des mots pour abuser l’opinion, qui masquent dans la majorité des cas la soumission la plus servile à l’impérialisme qui reste dominant. Pour les autres, la protestation dissimule le respect bourgeois envers les manœuvres stratégiques d’un adversaire, à un moment où ils ne cherchent pas à augmenter la tension avec lui.
Les travailleurs des villes et des campagnes du Venezuela ne peuvent pas non plus compter sur le gouvernement bourgeois du parti de Maduro pour les protéger du projet impérialiste des États-Unis. Au cours de toutes ces années de blocus et de menaces criminelles yankis, le Parti bolivarien – comme tout autre gouvernement capitaliste – a soumis ses propres travailleurs à une exploitation croissante, a maintenu l’armée professionnelle et empêché l’armement général des masses laborieuses pour leur légitime défense. Et, comme tout gouvernement nationaliste et bourgeois, il a évité la fraternisation internationaliste de ses classes laborieuses avec celles du reste de l’Amérique, afin d’affronter ensemble la puissance impérialiste des États-Unis et l’exploitation capitaliste à l’intérieur, qu’ils aient des gouvernements pro-yanquis ou supposément nationalistes.
Le seul espoir des ouvriers et des paysans, du peuple laborieux du Venezuela, réside dans leur propre organisation, indépendante de la classe capitaliste et de son armée, qui se sont montrés incapables de défendre la liberté et la souveraineté du pays. La voie est de former des milices populaires sous le contrôle de conseils ouvriers et paysans élus et révocables. Relier leur lutte et leur avenir à la lutte et à l’avenir de tous les travailleurs du reste de l’Amérique et du monde. Ensemble, contre l’impérialisme dans tous ses aspects, contre l’exploitation capitaliste et le pouvoir bourgeois. Pour un nouveau monde socialiste, sans oppression ni exploitation, où des conseils ouvriers coordonnés décident démocratiquement de leur organisation et de leur production selon les besoins des masses, face à l’égoïsme destructeur du marché et des intérêts privés.
Impérialistes, hors du Venezuela ! Retrait de toutes les forces militaires nord-américaines de la mer des Antilles, d’Amérique centrale, d’Amérique du Sud !
Solidarité internationale des travailleurs avec le peuple vénézuélien !
Contre l’escalade militariste bourgeoise, internationalisme prolétarien !
Pour les États socialistes unis d’Amérique latine !

