En Allemagne, un des pays les plus avancés à ce sujet, le salaire des femmes équivaut à 86 % de celui des hommes. En France, c’est à peine plus de 75 %. Au Japon c’est 60 %… En Inde, l’État tolère les violences sexuelles. En Chine, on ne compte pas les discriminations et les violences conjugales. Aux États-Unis, l’avortement est interdit dans certains États, sans parler des plaisanteries sexistes, homophobes et transphobes de Trump. En Russie, les violences conjugales sont dépénalisées, alors que le droit à l’avortement est entravé. À Gaza, les femmes et les enfants sont les premières victimes de la famine, du manque d’anesthésiants et de médicaments. En Afghanistan, le gouvernement taliban a pris plus de cent décrets contre les femmes. En Syrie, les femmes du Rojava sont sous la menace de l’armée turque. En Iran, la répression frappe particulièrement les femmes des minorités ethniques. Dans les monarchies du Golfe, les femmes sont soumises à la tutelle de leur mari, à des inégalités juridiques. C’est sans compter les violences sexuelles favorisées par les guerres au Congo, au Tchad, en Lybie, en Ukraine…
L’assujettissement des femmes est exacerbé par la division de la société en classes, et toutes les religions justifient le patriarcat. Les femmes dominées subissent une double contrainte : travailler pour les exploiteurs et assurer les tâches ménagères. Pour se débarrasser de l’oppression, de la domination, elles doivent pouvoir s’organiser dans des structures – partis, syndicats, associations… – mais aussi dans des structures spécifiques, comme l’Internationale socialiste des femmes qui a lancé la journée internationale des femmes, le 8 mars, en 1907. De même qu’il ne faut pas laisser la question écologiste aux capitalistes de l’écologie, il ne faut pas laisser la question féminine entre les mains des femmes de la bourgeoisie, comme Meloni ou Le Pen.
Il faut se battre pour une égalité juridique totale dans tous les pays, pour une égalité salariale complète dans tous les pays, pour un logement décent pour tous, en particulier pour les femmes qui fuient la violence conjugale, pour une éducation sexuelle de qualité, qui apprend le consentement et la liberté sexuelle, pour une interdiction des mutilations génitales, pour un accès libre et gratuit à la contraception et à l’avortement, pour la liberté de circulation, pour l’auto-défense contre les violences sexistes.