Imposons la grève générale !

Publié le 28 avril 2018 
Imposons la grève générale !

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Les travailleurs de la SNCF s’essoufflent, les étudiants et les travailleurs de la santé sont isolés, tout comme ceux d’Air France et de Carrefour ; le président continue à se pavaner ; la violence policière s’abat contre les zadistes, les migrants et les étudiants ; les chefs syndicaux continuent à se rendre aux convocations du gouvernement et à refuser d’appeler à la grève générale.

Grève générale !

Publié le 18 avril 2018 
Grève générale !

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Macron étale son cynisme

Interrogé longuement les 12 et 15 avril sur des chaines de télévision, Macron l’a réaffirmé : « on ira jusqu’au bout. » Il a évoqué une possible reprise par l’État de la dette de la SNCF, en échange des avancées dans la réforme : duperie ! Il s’agira simplement de transférer aux contribuables le remboursement de la dette dont les cheminots ne sont nullement responsables afin de faciliter la privatisation des secteurs rentables. Les étudiants qui contestent la loi Vidal de sélection à l’entrée à l’Université ? « Des professionnels du désordre ». Les hôpitaux ? « Il ne faut pas mettre de l’argent sur un système qui n’est plus adapté ». Les violences policières à Notre Dame des Landes ? « Ce qui doit être évacué le sera ». La prise en charge de la dépendance ? Une deuxième journée travaillée non payée « est une piste intéressante ». L’argent n’est disponible que pour multiplier les flics à l’intérieur et les immixtions militaires comme en Syrie la nuit du 14 au 15 avril. Macron a également défendu le projet de loi contre les migrants et le droit d’asile, annoncé la fin de tous les régimes spéciaux de retraites en 2019, tout en indiquant qu’il contestait « une logique de coagulation des mécontentements » !

Halte au massacre des Palestiniens !

Publié le 14 avril 2018 
Halte au massacre des Palestiniens !

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Fusillade délibérée de civils

L’État américain a toujours soutenu l’État colonial sioniste, comme il a toujours misé sur la monarchie absolue, cléricale et antisémite d’Arabie saoudite. Avec le renforcement de l’Iran et de l’impérialisme russe en Syrie, avec un certain éloignement de la Turquie, Trump, encadré par des généraux et des chefs tortionnaires de la CIA, a infléchi la politique de l’impérialisme américain. Il revient sur l’accord négocié sur le nucléaire iranien, au détriment des peuples d’Iran qui pensaient échapper enfin au blocus ; il accorde au gouvernement islamiste turc le droit d’intervenir en Syrie et en Irak, l’autorisant à massacrer avec des islamistes syriens les Kurdes du PKK-PYD-KCK ; il encourage le prochain monarque d’Arabie saoudite qui impose un blocus au Qatar et détruit le Yémen ; il appuie le premier ministre raciste et militariste d’Israël qui étrangle la bande de Gaza, poursuit la colonisation de Jérusalem et de la Cisjordanie, redouble sa politique de terreur contre les Palestiniens.

Macron poursuit son offensive grâce aux directions syndicales

Publié le 04 avril 2018 
Macron poursuit son offensive grâce aux directions syndicales

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Coup sur coup

En un an, la présidence Macron, la majorité LREM à l’Assemblée et le gouvernement Philippe ont porté des coups à la classe ouvrière et aux libertés : ordonnances contre le droit du travail, budget d’austérité, intégration de l’état d’urgence à la loi, persécution des migrants, fiscalité amicale pour les « entrepreneurs », augmentation de la CSG, renforcement de l’appareil répressif, gel des salaires des fonctionnaires, encadrement des chômeurs, financement du lancement d’entreprises par l’UNEDIC…

Le 26 mars, le gouvernement (par le biais de la ministre du travail Pénicaud) a autorisé le licenciement pour « faute grave » de Gaël Quirante, responsable syndical SUD des Hauts de Seine, demandé depuis 2010 par le groupe La Poste et jusqu’alors refusé par l’inspection du travail.

Ces reculs et ces défaites ont été infligés en comptant sur la complaisance des directions syndicales qui ont accepté de discuter de toutes les attaques, des partis « réformistes » (LFI, PCF…) qui avalisent la légitimité du gouvernement et des organisations semi-réformistes (LO, NPA, POID, AL…) qui soutiennent les bureaucrates syndicaux et accusent les travailleurs de léthargie et d’inertie.

Le pourrissement de la situation à Mayotte

Publié le 04 avril 2018 
Le pourrissement de la situation à Mayotte

Mayotte connait une grève et des barrages routiers depuis la mi-février. C’est un département français car la population de cette île de l’archipel des Comores a choisi, au moment de l’indépendance en 1974, de rester rattachée à l’État français qui a vu pour sa part l’occasion de renforcer sa présence dans l’océan Indien. Elle reste sous-équipée et démunie. Cependant, à cause de la misère des Comores, elle attire une immigration massive des îles voisines. Le déclin du capitalisme à l’échelle historique explique que le petit État bourgeois des Comores soit incapable d’assurer le développement et que même un État dominant comme la France se révèle incapable d’assurer celui de Mayotte. Le chômage de masse, la déscolarisation, les bidonvilles, la délinquance et la criminalité en sont des conséquences.

Avec Trump, la bourgeoisie américaine cherche une autre voie

Publié le 03 avril 2018 
Avec Trump, la bourgeoisie américaine cherche une autre voie

La rupture

Le rapport de la Maison Blanche du 18 décembre 2017 définissant la nouvelle vision stratégique sur la sécurité nationale des États-Unis  met les pieds dans le plat. Il place les États-Unis dans une posture offensive : « La Chine et la Russie défient la puissance, l’influence et les intérêts de l’Amérique et essayent de saper la sécurité et la prospérité de l’Amérique ». Présentant ce rapport, Trump en a défendu les quatre grands axes : protéger le territoire, promouvoir la prospérité américaine, préserver « la paix par la force » et faire progresser l’influence américaine. Trump l’avait maintes fois déclaré dans sa campagne présidentielle et réaffirmé depuis, il veut rendre sa grandeur à l’Amérique.

Mai 68 (1) : La grève générale est venue de loin

Publié le 27 mars 2018 
Mai 68 (1) : La grève générale est venue de loin

En France, l’année 1968 a vu dix millions de travailleurs contester l’exploitation capitaliste et bousculer les bureaucraties (PCF, SFIO, CGT, de FO, de la CFTC-CFDT…) qui les tenaient depuis plus de 20 ans dans les limites des élections et des grèves tournantes ou d’une journée.

Un demi-siècle après, le soulèvement de la jeunesse et la grève générale suscitent toujours dans ce pays la peur et la haine de la bourgeoisie, ce qu’expriment sans fard ses politiciens (Le Pen, Sarkozy…) pour qui Mai 68 fut une attaque contre l’ordre établi et contre la France. Les intellectuels de la classe dominante, plus sophistiqués mais pas moins réactionnaires (Gilles Lipovetski, Luc Ferry, Alain Renaut, Pierre Manent, Bérénice Levet, Jean-Claude Michéa…), l’accusent d’être une simple farce qui a retardé le discrédit du marxisme, engendré l’individualisme, accru l’oppression des femmes, préparé le terrorisme, etc. Pour atténuer et discréditer l’événement historique, tout ce monde reçoit le renfort de quelques acteurs de l’époque (Pascal Bruckner, Bernard-Henri Lévy, André Glucksman, Daniel Cohn-Bendit, Henri Weber, Romain Goupil…) revenus du « gauchisme » de leur jeunesse et ralliés au capitalisme.

Flics et fachos, hors des facs !

Publié le 26 mars 2018 
Flics et fachos, hors des facs !

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L’activité des groupes fascistes et le recours à l’appareil répressif de l’État sont de plus en plus fréquents, notamment face à la jeunesse combative. Le 7 décembre dernier, la police intervenait à l’université Lille 3 à l’occasion d’une conférence de deux écrivains ; le 6 mars, les CRS évacuaient l’université Bordeaux 4 ; le 16 mars, l’université de Dijon était occupée par les CRS et le lycée autogéré de Paris était agressé par les nazillons du GUD-BS ; le 22 mars, les CRS expulsaient les étudiants du palais universitaire de Strasbourg, et la police intervenait sur le campus de Grenoble en marge d’une conférence Frontex.

Pour la libération immédiate et sans poursuite judiciaire de tous les prisonniers politiques et des activistes sociaux (IKC/État espagnol)

Publié le 24 mars 2018 
Pour la libération immédiate et sans poursuite judiciaire de tous les prisonniers politiques et des activistes sociaux (IKC/État espagnol)

La situation de la classe ouvrière est très grave : le travail qui nous permet tout juste de survivre, le chômage, l’insécurité de l’emploi, le logement inaccessible, sont l’autre face des privilèges des riches, de plus en plus riches, qui ont résolu le problème de la crise capitaliste avec la surexploitation du prolétariat.

Depuis l’approbation de la loi bâillon [dite « de sécurité citoyenne », de mars 2015] et la réforme du Code pénal, les mesures de répression contre ceux qui luttent contre cette situation se sont multipliées : tous les jours, de graves accusations sont portées contre des travailleurs

Italie : les élections générales du 4 mars

Publié le 23 mars 2018 
Italie : les élections générales du 4 mars
Les grands partis bourgeois de la période précédente (PD, FI) s’effondrent ; ceux qui restent du mouvement ouvrier (PRC, LeU) n’en bénéficient pas ; deux partis autrefois marginaux (M5S, LN) l’emportent.Pour les partisans du dégagisme, les élections générales en Italie de mars confirment qu’« il y a une vague dégagiste en Europe » (Bastien Lachaud, député La France insoumise, LCI, 5 mars). Un terme qui confond le début de la révolution sociale de Tunisie en 2011 avec la victoire électorale du capitaliste Trump aux États-Unis en 2016 ou celle de partis réactionnaires d’Italie aujourd’hui n’est guère éclairant. D’ailleurs, à cette date, LFI n’a pas présenté d’analyse véritable des élections italiennes, pas plus que le PCF ou le PS.