1936-1938 : la coalition de Front populaire empêche la classe ouvrière de prendre le pouvoir en France

Publié le 15 juillet 2016 
1936-1938 : la coalition de Front populaire empêche la classe ouvrière de prendre le pouvoir en France

Depuis 1936, les partis ouvriers bourgeois ne cessent de seriner aux masses que le gouvernement de Front populaire était leur gouvernement, que c’est à lui que l’on doit les « avancées » sociales obtenues en 1936 et qu’il faut recommencer. Rien n’est plus faux .

Ainsi, le 1er mai, Cambadélis avait déposé, en levant le poing, une gerbe à la statue de Blum : « Léon Blum c’est la gauche unie, la gauche qui agit ! ». Le Premier secrétaire du PS a comparé Hollande à Blum et dénoncé ceux qui divisent « la gauche ».

Quelques semaines plus tard, le 37e congrès du PCF se prononce pour la formation d’un nouveau « Front populaire et citoyen, à la fois fait de mobilisations sociales, de constructions citoyennes et d’alliance avec des courants transformateurs et réformistes prêts à agir pour un projet de transformation sociale ».

Alors que la chambre de Front populaire élue en avril-mai 1936 a voté en juillet 1940 les pleins pouvoirs à Pétain, le Parti radical ayant repris dès 1938 toutes les conquêtes obtenues par la grève générale de 1936, d’ailleurs absentes du programme du Front populaire.

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