8 juin : la Première ministre de Grande-Bretagne joue et perd

Publié le 18 juin 2017 
 8 juin : la Première ministre de Grande-Bretagne joue et perd

Le Royaume-Uni d’Angleterre, du Pays de Galles, d’Irlande du Nord et d’Écosse conserve des traits féodaux : le chef de l’État est un monarque, la deuxième chambre parlementaire est la Chambre des Lords (nobles, prélats de l’Église anglicane, nommés par les chefs du gouvernement), etc.

Les élections législatives désignent les 650 députés de la « Chambre basse » ou « Chambre des communes ». Une majorité de 326 sièges est donc nécessaire pour atteindre la majorité absolue. La désignation est très différente du système français à deux tours, uninominal à un tour : dans chacune des 650 circonscriptions, la/le candidat/e qui obtient le plus de voix est élu/e. Depuis les législatives de 2015, le Conservative Party (CP, Parti conservateur) avait la majorité absolue avec 330 sièges.

Aucune voix pour les partis bourgeois ! Aucune négociation des prochaines attaques !

Publié le 08 juin 2017 
Aucune voix pour les partis bourgeois ! Aucune négociation des prochaines attaques !

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Macron a été élu avec le soutien des vieux partis réformistes et de la plupart des directions syndicales (PS, PCF, CGT, CFDT…). Aussitôt, il a montré qu’il privilégierait l’armée et qu’il diminuerait les droits des salariés au bénéfice des patrons. Aucune travailleuse consciente, aucun travailleur conscient ne peut voter aux élections législatives des 11 & 18 juin pour les candidats LREM ou ceux des autres partis bourgeois (LR, FN, DLF, UDI, MODEM, PRG, UPR, EELV, PE, PCD…).

Pour le capital, Macron fait l’affaire

Publié le 30 mai 2017 
Pour le capital, Macron fait l’affaire

À la suite du référendum en Grande-Bretagne et de l’élection présidentielle des États-Unis, celle de France  montre la mise en cause de la représentation politique des principales bourgeoisies confrontées à une faible croissance économique et à l’accroissement des rivalités impérialistes. Les candidats des deux principaux partis politiques français des quarante années précédentes (LR, PS) ont été éliminés du premier tour.

L’État bourgeois n’est pas pour autant menacé, ni même sa forme de régime actuelle (la 5e République), car ce bouleversement politique ne peut pas être exploité par les travailleurs. En effet, l’élection présidentielle vient après une série de trahisons du PCF et du PS au gouvernement et de reculs de la classe ouvrière (dont la défaite du mouvement contre la loi Travail en 2016). Le faible score au premier tour des candidats plus ou moins liés au mouvement ouvrier (PS, LFI, NPA, LO) en témoigne : au total, 27,7 % des suffrages exprimés (le cumul s’élevait à 44,6 % au premier tour de 1981, encore 41,4 % en 2012).

Persécution des homosexuels en Tchétchénie

Publié le 30 mai 2017 
Persécution des homosexuels en Tchétchénie

Le 16 mai, trois associations LGBTI ont déposé une plainte devant la Cour pénale internationale pour génocide contre Ramzan Kadyrov, président de la Tchétchénie qui fait partie de l’État russe.

Le journal russe Novaïa Gazeta (6 journalistes assassinés depuis 2000) a révélé, à partir des informations recueillies par des associations sur place, qu’au moins 100 personnes avaient été arrêtées pour homosexualité et 3 étaient mortes dans les 6 prisons secrètes. Ceux qui sont suspects d’homosexualité sont arrêtés et torturés pour donner d’autres noms. Les policiers incitent les familles à assassiner elles-mêmes leurs membres homosexuels pour « laver leur honneur ». Évidemment, une police qui procède ainsi envers une minorité sexuelle fait régner la terreur dans toute la population et le gouvernement qui la commande interdit toute organisation ouvrière et même toute opposition politique.

Analyse de l’élection présidentielle

Publié le 27 mai 2017 

L’élection présidentielle des 23 avril et 7 mai s’inscrit dans une crise internationale de la démocratie bourgeoise, annoncée par le recul en 2015 des deux principaux partis en Espagne [voir Révolution communiste n° 15], confirmée en 2016 par :

•     la destitution de la présidente élue au Brésil [voir Révolution communiste n° 16, 19],

  • la présidentielle en Autriche qui a vu l’élimination des deux grands partis [voir Révolution communiste n° 20],
  • le référendum pour la sortie de l’Union européenne en Grande-Bretagne [voir Révolution communiste n° 18, 19],
  • l’élection de Trump aux États-Unis [voir Révolution communiste n° 20].

Avec Trump, la bourgeoisie américaine se dispose sur un nouvel axe

Publié le 25 mai 2017 
Avec Trump, la bourgeoisie américaine se dispose sur un nouvel axe

La bourgeoisie américaine ne peut plus continuer comme avant

L’élection de Trump a été indirectement le produit de la crise de la bourgeoisie américaine sur le terrain économique. En 2016, le taux de croissance des États-Unis n’a pas dépassé 1,6 % au lieu de 2,6 % en 2015, son déficit commercial avec la Chine atteint 350 milliards de dollars. Depuis la consolidation de la crise de 2008, la croissance américaine est certes continue,  mais molle, loin des taux de croissance antérieurs à 4 % ou 5 %. Cette situation économique incertaine est allée de pair avec la poursuite de l’érosion des positions de la première puissance impérialiste mondiale, obligée de composer avec les interventions d’autres puissances, comme en Syrie.

La collaboration de classes a phagocyté la grève générale en Guyane

Publié le 24 mai 2017 
La collaboration de classes a phagocyté la grève générale en Guyane

L’accord signé le 21 avril

Le Kolèktif pou la Gwiyann Dékolé (Collectif pour que la Guyane décolle), les quatre parlementaires guyanais, les présidents de la collectivité territoriale et de l’association des maires ont ratifié, sous l’égide du préfet représentant le gouvernement Hollande, un accord qui a mis fin au mouvement entamé le 16 mars.

Le document intègre « le plan d’urgence » de 1,86 milliard d’euros adopté en conseil des ministres le 5 avril qui avait été rejeté par les grévistes, comme très insuffisant. Quant aux 2,1 milliards d’euros de mesures réclamées supplémentaires, les signataires ont accepté de s’asseoir dessus en paraphant qu’un jour c’est sûr, la question serait étudiée…

Pour un parti ouvrier révolutionnaire et internationaliste au Canada – CoReP

Publié le 18 mai 2017 

(Anglais / English)

 

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La bourgeoisie menace d’entraîner l’humanité dans sa chute. Dans les pays capitalistes avancés, elle revient même sur les acquis que la classe ouvrière a arrachés après la 2e Guerre mondiale. Comme toutes les classes dominantes du monde, la canadienne connait des divergences en son sein sur l’attitude envers les autres classes (encadrement, petite bourgeoisie traditionnelle, classe ouvrière…) et elle se divise sur sa relation aux autres bourgeoisies (Grande-Bretagne, États-Unis, Union européenne, Chine…). En outre, elle est plus hétérogène que la plupart de ses rivales impérialistes car une section met en cause l’État fédéral (comme en Espagne, en Belgique ou en Grande-Bretagne).

La Révolution russe de février 1917

Publié le 15 mai 2017 
La Révolution russe de février 1917

Au cours du XIXe siècle, la monarchie absolue des Romanov est le fer de lance de la réaction en Europe. En 1867, Marx et Engels commencent à nouer des liens avec des révolutionnaires russes. En 1871, ils collaborent lors de la Commune de Paris avec Elizaveta Dmitriev. Marx apprend le russe. En 1881, il n’exclut pas que la Russie puisse parvenir au socialisme en s’appuyant sur la révolution à l’ouest de l’Europe sans passer par le mode de production capitaliste. Mais l’histoire en décide autrement et la Russie devient capitaliste, comme l’établit Lénine en 1889 (Le Développement du capitalisme en Russie).

Appel du Front social : Le 7 mai, fin de l’élection ? Le 8 mai front social à République !

Publié le 04 mai 2017 
Appel du Front social : Le 7 mai, fin de l'élection ? Le 8 mai front social à République !

C’est notre tour social, ensemble, même moment, même heure, même lieu.

Macron a frappé à mort le Code du Travail et veut continuer. Le Pen a déclaré la guerre aux migrant.es et aux immigré.es, et veut les expulser. Ces président.es de guerre sociale ou de guerre raciale ne peuvent pas être les nôtres. Le travail, la protection sociale, les salaires, voilà nos urgences et ce ne sont pas les leurs.